"Je l'ai poursuivi pendant trois ans" : nouveaux détails sur le meurtre d'un avocat à Rishon-le-Zion

Le tribunal doit examiner la prolongation de la détention d'un suspect de 20 ans, accusé d'avoir tué son avocat à Rishon-le-Zion. Le suspect s'est rendu à la police, invoquant un litige financier.

"Je l'ai poursuivi pendant trois ans" : nouveaux détails sur le meurtre d'un avocat à Rishon-le-Zion
Photo : דוברות המשטרה

Le tribunal devrait examiner aujourd'hui (mercredi) la demande de la police visant à prolonger la détention du jeune homme soupçonné d'avoir assassiné un avocat dans son bureau près du centre commercial Zahav à Rishon-le-Zion.

Le suspect, âgé d'une vingtaine d'années, est originaire du centre du pays et réside actuellement dans le sud. Il possède un casier judiciaire et était un client de l'avocat. Quelques heures après le meurtre, vers 16h00, il s'est présenté au commissariat du district de Lachish pour se rendre. À son arrivée, il a déclaré aux policiers : « C'est moi qui lui ai tiré dessus ». Il a ensuite été transféré aux enquêteurs de la police du district de Shfela, qui le recherchaient, et a promis d'aider à localiser le pistolet qu'il aurait jeté pendant sa fuite.

Lors de son interrogatoire initial, le suspect a affirmé qu'il s'était rendu au bureau de l'avocat en raison d'une dette de 15 000 shekels, correspondant à des fonds d'indemnisation pour un accident de la route qui lui étaient dus. « Cela fait trois ans que je lui cours après pour récupérer l'argent et il m'a ignoré », a-t-il raconté aux enquêteurs. « Je suis venu le voir et il a refusé de parler. J'ai sorti le pistolet, qui contenait cinq balles, et j'ai tiré sur lui ».

Selon les éléments de l'enquête, après la fusillade, le suspect a fui vers les champs situés entre Ashdod et Ashkelon, où il a probablement jeté l'arme. La police poursuit ses recherches pour localiser le pistolet et vérifie comment il est arrivé en sa possession, car il est soupçonné d'avoir été détenu sans permis.

L'avocat Oren Sasson, qui représente le suspect, a déclaré dans un entretien avec « Maariv » que son client nie désormais les faits. « Ce n'est pas le scénario d'un meurtrier. Une personne arrive au bureau calmement, apparemment », a-t-il dit. « Pour le moment, il nie les soupçons à son encontre. Il s'agit d'un homme mentalement perturbé, et nous devrons tout vérifier. Ce n'est pas une affaire simple ». Dans l'entourage du suspect, il a été affirmé que ces trois dernières années, il s'était isolé chez lui.

Le partenaire a entendu des cris et des « petites explosions »

Sur les images des caméras de sécurité du bâtiment, on voit le suspect arriver sur les lieux calmement. La personne qui a signalé l'incident à la police et au Magen David Adom est le partenaire de l'avocat au sein du cabinet. Dans son témoignage, il a raconté qu'il avait d'abord entendu une vive dispute, mais qu'il n'avait pas compris sur le moment que les sons entendus par la suite étaient des coups de feu.

« Au début, il y avait des cris lors de la conversation entre l'avocat et son client », a-t-il raconté aux enquêteurs. « Ensuite, j'ai entendu de petites explosions et je n'ai pas pensé du tout qu'il s'agissait de tirs. Je suis entré dans son bureau et je l'ai vu allongé sur le sol, sous la table. C'est un homme bon qui n'a jamais fait de mal à personne ».

L'incident s'est produit vers 13h00. Selon les soupçons, le suspect est arrivé au bureau armé et a entamé une discussion avec l'avocat. Une dispute a éclaté, durant plusieurs minutes, apparemment en raison de l'insatisfaction du suspect concernant le traitement de son dossier de dommages et intérêts. À un certain moment, au moins quatre coups de feu ont été tirés. L'avocat, âgé d'environ 50 ans, a été retrouvé inconscient et les équipes médicales n'ont pu que constater son décès.

La police vérifie également le casier judiciaire du suspect, qui comprend des délits contre les biens, ainsi que son éventuelle implication passée dans des délits liés aux armes.

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