Des seniors israéliens rénovent des maisons en Italie pour un havre de paix
De plus en plus d'Israéliens achètent et restaurent des biens en ruine en Italie pour s'offrir des parenthèses de calme, sans couper les liens avec leur pays d'origine.

De nombreux seniors israéliens font le choix d'acheter et de restaurer des biens immobiliers anciens en ruine en Italie pour partager leur vie entre les deux pays. Loin de fuir Israël, ils considèrent ces demeures comme des havres de paix saisonniers.
Réaliser un rêve de jeunesse
"Nous ne quittons pas Israël, nous n'avons aucune intention de la sorte", affirme Margalit Wiener, 79 ans, directrice générale et co-propriétaire de Sensi Homes, une entreprise familiale spécialisée dans la restauration de bâtiments anciens en Italie. Après une retraite anticipée suite à une carrière éprouvante dans le travail social durant la Seconde Intifada, Margalit et son mari, le professeur Paltiel Wiener, ont réalisé un rêve de jeunesse.
Ils ont acquis une ancienne ferme en ruine dans la région des Marches et l'ont transformée en une propriété de rêve. Avec le temps, l'endroit est devenu un point de rassemblement familial pour les fêtes et les vacances, tout en donnant naissance à une activité d'accompagnement pour d'autres acheteurs israéliens.
Les réalités du marché immobilier italien
Si l'idée de maisons à un euro fait rêver, les experts rappellent que les coûts de rénovation sont élevés et doivent respecter des normes parasismiques strictes. Les dépenses totales pour l'achat et la restauration complète peuvent atteindre 600 000 euros.
Les acheteurs soulignent l'importance de s'entourer de professionnels locaux qualifiés et d'éviter les conseils informels. Pour ces familles, posséder une maison à l'étranger ne remplace pas leur vie en Israël, mais offre une parenthèse de sérénité.
"Il ne s'agit pas de fuir Israël. Le centre de notre vie reste ici. Mais là-bas, nous trouvons une île de raison, une bouffée d'oxygène pour mieux revenir."




