Crise dans les taxis israéliens face à l'ampleur du transport illégal
Les chauffeurs de taxi en Israël font face à une crise majeure en raison des transports illégaux et de leur exclusion des voies réservées, poussant beaucoup à vendre leur licence à perte.

Les chauffeurs de taxi israéliens décrivent un secteur au bord du gouffre, étouffés par de multiples fronts et contraints de travailler plus de 12 heures par jour pour survivre. Selon un rapport publié dans le journal Maariv, la principale menace qui réduit leurs revenus à néant est l'activité de chauffeurs privés illégaux assurant des transports payants sans autorisation, sans couverture d'assurance et sans déclaration fiscale.
Les associations de conducteurs estiment qu'environ 30 000 véhicules privés opèrent de manière clandestine, s'accaparant près de 40 % des revenus de la profession. Cette industrie fantôme brasse la somme astronomique de 7 milliards de sicles par an, exclusivement en espèces non déclarées et sans reçus. Alors qu'un chauffeur de taxi officiel doit investir jusqu'à 280 000 sicles pour acquérir une licence publique auprès de l'État et respecter des exigences strictes, ces chauffeurs illégaux opèrent sous le radar en toute impunité, attirant les clients avec des tarifs cassés.
Outre ce lourd préjudice financier, les chauffeurs expriment leur exaspération face à la décision de la ministre des Transports, Miri Regev, de leur interdire l'accès à certaines voies réservées aux transports en commun. Cette mesure nuit considérablement à leur capacité d'offrir un service rapide et bloque conducteurs et passagers dans les embouteillages.
Alors que plane la menace d'une éventuelle entrée d'Uber sur le marché, de nombreux chauffeurs ont commencé à revendre leur licence publique à perte, perdant des dizaines de milliers de sicles pour fuir un secteur qu'ils estiment abandonné par l'État.





