E-commerce : les sites internationaux accusés de surtaxer les Israéliens
Une étude de la Fédération des chambres de commerce israéliennes montre que les sites e-commerce facturent aux Israéliens des prix bien plus élevés qu'en Europe.

Une étude approfondie menée par la Fédération des chambres de commerce israéliennes révèle que les géants internationaux du commerce électronique facturent aux consommateurs israéliens des prix nettement supérieurs à ceux pratiqués en Europe pour des produits identiques.
Ces conclusions soulignent que l'exemption de TVA ne profite pas au consommateur local, mais est absorbée par les marges bénéficiaires des plateformes mondiales. L'étude a analysé des dizaines de produits phares sur des sites populaires en Israël, notamment ASOS, SHEIN, AliExpress, Next et Temu, en simulant des connexions via VPN et navigation privée vers le Royaume-Uni, l'Allemagne, la France et la Grèce.
Les prix affichés en Israël se sont révélés considérablement majorés, bien qu'ils n'incluent pas la TVA locale. Par exemple, une robe de soirée ornée de strass sur SHEIN était vendue 279 shekels aux Israéliens, soit le double du tarif au Royaume-Uni, établi à environ 139,6 shekels. Une autre robe en dentelle s'affichait à 329 shekels contre 188,9 shekels outre-Manche, soit un écart de 74 %.
Les écarts tarifaires touchent également les marques de sport et les articles de maison. Un lot de trois paires de chaussettes Adidas sur ASOS coûtait 65 shekels en Israël, contre 36,6 shekels en France et en Allemagne, marquant une hausse de 77 %. Les casquettes New Balance et les t-shirts Adidas affichent quant à eux des surcoûts de 29 % à près de 34 %.
Selon les données de la Fédération, le nombre de colis exonérés de TVA a bondi de 3,2 fois entre 2020 et 2024, tandis que la valeur des achats a franchi le cap des 1,16 milliard de dollars par an. Le manque à gagner fiscal pour l'État a atteint environ 196 millions de dollars rien qu'en 2024.
Les analystes estiment que ces plateformes exploitent la familiarité des Israéliens avec les exonérations fiscales en gonflant les prix de base. La Fédération prévient que les entreprises locales, soumises au paiement intégral de la taxe, font face à une concurrence déloyale.





