Indice des prix à la consommation : à quoi s'attendre et faut-il emprunter maintenant ?
L'indice des prix à la consommation de juillet sera publié demain à 14h00. Si les économistes prévoient une hausse modérée, ils mettent en garde contre des pressions inflationnistes à venir qui pourraient influencer la politique monétaire de la Banque d'Israël.

L'indice des prix à la consommation (IPC) pour le mois de juillet sera publié demain à 14h00, au lieu du 15 du mois qui tombe un samedi. Il s'agit d'un indicateur important, mais la véritable analyse ne réside pas dans l'indice lui-même, mais dans ce qu'il annonce pour les mois à venir.
Les prévisions du marché convergent vers une hausse modérée de 0,3 % à 0,4 % pour juillet. Alex Zabezhinsky, économiste en chef de Meitav, prévoit une hausse de 0,4 %, tandis que Yoni Fanning, stratège en chef de Mizrahi Tefahot, table sur 0,3 %.
Le point crucial est l'impact sur l'inflation annuelle, qui s'établit actuellement à 1,6 %. Comme l'indice avait augmenté de 0,4 % en juillet de l'année dernière, un indice plus bas demain réduira mécaniquement l'inflation annuelle à environ 1,5 % ou moins. Ainsi, même si l'indice affiche une hausse, le chiffre annuel diminuera grâce à l'effet de base.
Le principal moteur ce mois-ci est le prix des billets d'avion. Les données de juillet montrent un bond de près de 40 % du nombre d'Israéliens voyageant à l'étranger, atteignant le chiffre record de 1,15 million de passagers. Cela reflète une explosion de la demande dans un contexte de calme sécuritaire estival. Toutefois, Fanning estime que l'augmentation de l'offre pourrait entraîner une correction des prix dès le mois d'août.
Perspectives pour août et la fin de l'année
Malgré les attentes modérées pour juillet, les prévisionnistes anticipent un indice particulièrement élevé en août, allant de 0,6 % à un point de pourcentage complet. Cette hausse s'explique par la forte augmentation des prix du carburant (en hausse de 61 agorot ce mois-ci), le coût des vacances d'été et, surtout, la hausse significative des loyers dans les nouveaux contrats.
Les indices jusqu'à la fin de l'année devraient également rester relativement élevés. La raison : les mois correspondants en 2025 avaient enregistré des indices anormalement bas, ce qui signifie que les comparaisons annuelles joueront « contre » l'inflation. La Banque d'Israël et le ministère des Finances prévoient que l'inflation annuelle pourrait repasser au-dessus de 2 % d'ici fin 2026.
Impact sur les taux d'intérêt et les prêts
Le comité monétaire de la Banque d'Israël suit ces tendances de près. Si l'inflation s'accélère, cela pourrait ralentir le rythme des baisses de taux d'intérêt, actuellement fixés à 3,5 %. Même les analystes les plus optimistes ne voient plus la possibilité de plus d'une baisse de taux avant la fin de l'année.
Pour les titulaires de prêts hypothécaires, la situation est complexe. L'indice modéré de juillet est une bonne nouvelle à court terme, car il réduit l'inflation annuelle et allège le poids des prêts indexés. Cependant, la perspective est plus inquiétante : si les indices suivants bondissent comme prévu, le coût de l'indexation augmentera et le soulagement attendu sur les mensualités pourrait être retardé.
En conclusion : ne laissez pas l'indice modéré de demain vous induire en erreur. Il ne représente qu'un moment temporaire au sein d'une tendance qui devrait s'inverser. Quiconque planifie une étape financière importante, comme un prêt hypothécaire ou un refinancement, ferait bien de prendre en compte les prévisions pour les mois à venir, où l'inflation devrait à nouveau relever la tête.





