« Il m'a traitée de « gorille de la maison » et m'a giflée »
Yuval Maor arrive au « Spill It » de mako juste avant son premier accouchement et se confie sur tout ce qui lui pèse sur le cœur : les critiques sur son apparence, sa frustration face à son corps qui change et son passé romantique douloureux.

Trois ans après avoir été la vedette d'une émission de téléréalité, Yuval Maor (32 ans) se trouve aujourd'hui à une place bien différente : heureusement mariée à son mari Maayan Dayan (33 ans), elle attend son premier enfant. Pourtant, ces derniers temps, la réalité est devenue désagréable, et pas seulement à cause des changements hormonaux. Maor reçoit des commentaires virulents sur sa prise de poids — un processus naturel lié à la grossesse — ce qui l'a forcée à affronter des blessures du passé et une crise profonde de l'image corporelle, qu'elle n'avait pas connue depuis l'adolescence.
Dans le podcast « Spill It » avec Lilach Markovitch, Yuval a décidé de régler ses comptes avec un chapitre douloureux de sa vie. Elle s'est confiée sur la relation toxique qui l'a menée au fond du gouffre. « Depuis le jour où j'ai fait le test de grossesse, je n'ai plus aucune régulation hormonale ou émotionnelle », admet-elle.
Le chemin vers l'acceptation
À sept mois de grossesse, Maor parle ouvertement des difficultés : « Ce n'est pas amusant de sentir ses vertèbres se déplacer, de ne pas pouvoir lacer ses chaussures ou de devoir s'injecter de l'insuline à cause d'un diabète gestationnel ». Elle souligne que la grossesse est un voyage merveilleux, mais souvent éprouvant. « J'ai toujours regardé les femmes enceintes sans les juger. Pour moi, une femme enceinte n'est pas "grosse", c'est une femme qui porte la vie ».
L'un des moments les plus difficiles a été après une séance photo de grossesse. En voyant les clichés, Yuval a fondu en larmes, les changements physiques ravivant ses complexes d'adolescente. « J'ai vu les photos et je me suis dit : "Je suis comme une vache". Ma poitrine a grossi, annulant les effets de mon opération passée. Soudain, toutes les sensations du lycée sont revenues, quand je portais trois soutiens-gorge pour aplatir ma poitrine ».
Les leçons du passé
En évoquant sa relation précédente, Yuval admet avoir ignoré les « signaux d'alarme » par désespoir. « Je voulais prouver à tout le monde que je pouvais être en couple. Il me faisait me sentir comme une serpillière, m'interdisait de voir mes amies et même de fumer. Cela a fini par de la violence physique. Il m'appelait le "gorille de la maison" quand j'allumais le chauffe-eau pour réchauffer mes mains ».
Aujourd'hui, Yuval protège jalousement sa vie privée avec son mari. « Ma relation est ce que j'ai de plus sacré. Je ne veux pas laisser entrer les bruits extérieurs ». Elle souligne que cette expérience lui a appris à apprécier son lien actuel, où son mari prend soin d'elle au quotidien, l'aidant à surmonter les défis de la fin de grossesse.
« Aujourd'hui, pour la première fois de ma vie, je me regarde et je me dis : "Waouh, j'aime ce que je vois, pour le meilleur et pour le pire" », conclut Maor, alors qu'elle se prépare à son rôle le plus important : devenir maman.





