« Il m'a fait chanter » : le président d'une fédération lance de graves accusations contre Infantino
Le président de la Fédération jordanienne de football, le prince Ali ben Al-Hussein, accuse la direction de la FIFA, dirigée par Gianni Infantino, de chantage, affirmant que l'organisation a conditionné l'aide financière au soutien de sa candidature.
Le président de la Fédération jordanienne de football, le prince Ali ben Al-Hussein, accuse la direction de la FIFA, dirigée par Gianni Infantino, de « chantage ». Le prince Ali, qui a par le passé été candidat à la présidence de la FIFA, affirme que l'organisation a menacé de suspendre l'aide financière à la Fédération jordanienne de football si celle-ci refusait de soutenir la candidature d'Infantino pour un nouveau mandat.
Les fonds sont bloqués, le soutien est conditionné
Selon le prince Ali, les joueurs de l'équipe nationale de Jordanie n'ont pas encore reçu les primes qui leur sont dues pour leur participation et leur accession à la finale de la Coupe arabe au Qatar, qui s'est déroulée en décembre dernier. Le prince a révélé que, pendant la Coupe du monde, il lui a été clairement signifié oralement qu'un soutien à Infantino aiderait grandement à résoudre les problèmes financiers de la fédération jordanienne. Il a souligné que la Jordanie défend des valeurs éthiques, qu'elle a refusé de céder au chantage et qu'elle ne soutiendra pas Infantino lors des prochaines élections qui auront lieu en mars.
Les accusations de la Jordanie s'ajoutent à une vague de perte de soutien envers Infantino de la part de nombreux pays qui avaient auparavant envoyé des lettres soutenant la poursuite de son mandat. La Grèce est le dernier pays en date à avoir retiré son soutien au président en exercice, rejoignant ainsi des pays comme l'Angleterre, le Pays de Galles, la Finlande et la Serbie. D'autres associations européennes devraient annoncer une mesure similaire dans les prochains jours, tandis qu'un certain nombre de pays de la Confédération de football d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes envisagent également sérieusement de retirer leur soutien.
Rébellion interne au sommet de la FIFA
Parallèlement, l'autorité d'Infantino a subi un coup dur lorsque deux de ses alliés clés se sont désolidarisés de son projet d'investissement privé raté. Le secrétaire général de la FIFA, Mattias Grafström, a qualifié le projet de « triste et déplorable série d'événements » dans un courriel envoyé au personnel de l'organisation. Arsène Wenger, qui occupe le poste de directeur du développement mondial du football de la FIFA, a également déclaré que l'annulation du projet était absolument nécessaire et a souligné qu'il n'avait pas été impliqué du tout dans ce plan stratégique et qu'il en avait appris l'existence par les médias.
À la suite de la crise actuelle et des menaces pesant sur son statut, Infantino tente de sauver son poste. Selon les rapports, le président de la FIFA a convoqué le personnel de l'organisation à une réunion d'urgence qui se tiendra mercredi prochain dans la capitale marocaine, Rabat, dans une tentative désespérée de conserver son siège.




