Les refus d'entrée aux frontières coûtent des milliards aux compagnies aériennes

Un rapport de l'IATA indique que les passagers refoulés coûtent jusqu'à 14 000 dollars aux compagnies aériennes en Europe, suscitant des appels à une meilleure répartition des charges.

Les refus d'entrée aux frontières coûtent des milliards aux compagnies aériennes
Photo d'illustration FilIsrael : AI Generated

Un nouveau rapport publié par l'Association internationale du transport aérien (IATA) révèle que les passagers refoulés aux frontières de leur pays de destination représentent un gouffre financier et opérationnel majeur pour le secteur aérien, coûtant en moyenne environ 14 000 dollars par voyageur en Europe et près de 4 000 dollars en Asie du Nord.

Ces montants couvrent les dépenses directes supportées par les compagnies, incluant les vols de rapatriement, l'accompagnement par des agents de sécurité, les frais de détention, l'hébergement et la surveillance jusqu'à l'expulsion. Les refus d'entrée découlent généralement de passeports non conformes, d'absences de visas adéquats, d'erreurs de contrôle ou de motifs de sécurité. Néanmoins, l'IATA déplore un manque criant de transparence : 40 sur 49 compagnies aériennes interrogées indiquent que les autorités ont refusé de motiver le rejet.

Selon les estimations du secteur, les erreurs de vérification documentaire avant l'embarquement ne représentent que 20 à 30 pour cent des cas, la majorité des décisions reposant sur des critères et des renseignements exclusifs aux services frontaliers. Par ailleurs, la totalité des transporteurs interrogés subissent de graves perturbations opérationnelles, allant des retards de vol à la mobilisation de personnels dédiés.

Plus de 90 pour cent des compagnies soulignent devoir assumer des charges qui, selon les règles de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), devraient incomber à l'État d'accueil lorsque le refus ne résulte pas d'une défaillance du transporteur. Face à ces constats, l'IATA appelle à une répartition plus équitable des coûts et au développement de systèmes numériques de vérification en temps réel.

En parallèle, les autorités israéliennes renforcent leurs exigences en matière de sécurité et de transmission de données pour l'ensemble des compagnies aériennes. Le Centre national d'analyse des données de passagers, rattaché à l'administration fiscale, a publié une mise à jour réglementaire imposant un régime strict de signalement en temps réel pour tous les vols et passagers.

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