Holon : un résident malvoyant violemment agressé avec son chien guide

Un habitant malvoyant de Holon a été violemment agressé en promenant son chien guide. Près d'un mois après les faits, malgré des caméras, le suspect court toujours.

YnetAuteur : Nina Fox
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Holon : un résident malvoyant violemment agressé avec son chien guide
Photo : Ynet / "הסברתי לו שאני עיוור והוא אמר שאני שקרן". כוכבי רפאל כוכב וכלבת הנחייה שלו

Un résident malvoyant de Holon, Kochavi Rafael Kochav, affirme avoir été violemment agressé alors qu'il promenait son chien guide dans un parc local. Près d'un mois après les faits, il redoute que le suspect n'ait pas encore été interpellé et que l'enquête policière ne soit classée sans suite.

L'incident s'est produit le samedi 15 août, vers 6 heures du matin, au jardin Gan HaAmatzim à Holon. M. Kochav a raconté que son chien s'était soulagé sur la pelouse et que, étant aveugle, il ne pouvait pas ramasser les déjections — une tâche dont les personnes aveugles sont légalement dispensées.

« Soudain, je sens quelqu'un se coller à moi par derrière. Je ne savais pas ce qu'il avait. J'ai senti quelque chose de dur me toucher le dos. J'ai poussé un cri d'effroi parce que j'avais peur, et il a dit : "Ramasse vite les crottes du chien." Je lui ai expliqué que j'étais aveugle, il a dit que j'étais un menteur et il est devenu fou. »

Une agression brutale et l'absence d'aide des passants

Selon M. Kochav, l'assaillant l'a roué de coups sur tout le corps, lui a jeté des déjections de chiens sur le visage et le corps, et l'a frappé à coups de pied avant de prendre la fuite. Bien qu'il ait crié pour réclamer de l'aide et demandé à des témoins d'appeler la police, personne n'est intervenu. Après le départ de l'agresseur, des témoins ont affirmé qu'il n'était pas nécessaire d'appeler la police et personne ne lui est en theorie venu en aide.

Il a déposé plainte le lendemain. Un témoin oculaire a livré un témoignage et a aidé à identifier le suspect, mais malgré la présence de trois caméras de surveillance dans le parc, le suspect court toujours.

Traumatisme et peur de sortir

Depuis l'agression, M. Kochav éprouve des difficultés à reprendre sa vie quotidienne et craint de quitter son domicile. Il a modifié ses horaires de promenade et reste en état d'alerte.

« Cette fois, cela s'est terminé par des dommages psychologiques, mais cela aurait aussi pu se terminer par un meurtre. Pour éviter le prochain drame, il faut traiter de tels cas avec sévérité. »

La police israélienne a déclaré : « À la suite d'une plainte déposée auprès de la police, une enquête a été ouverte et est toujours en cours. Dans le cadre de l'enquête, diverses actions ont été menées, notamment des auditions de témoins et la collecte de preuves numériques. Il est impossible de donner plus de détails pour le moment. »

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