Harel Assurances poursuivie pour 129 000 shekels après un refus d'indemnisation
Un assuré de 79 ans a déposé une plainte contre Harel Assurances à Herzliya pour un montant de 129 735 NIS. L'assureur a rejeté sa demande d'indemnisation dépendance en s'appuyant sur une surveillance secrète.

Une plainte déposée devant le tribunal de paix d'Herzliya met en lumière les méthodes controversées de la compagnie Harel Assurances. Le plaignant, un habitant de Givatayim âgé de 79 ans, est titulaire de deux polices d'assurance dépendance auprès de la compagnie (une collective pour les membres de la caisse de santé Clalit et une privée). Souffrant de multiples pathologies graves, notamment de cardiopathie, de diabète, de maladie pulmonaire chronique et de graves problèmes orthopédiques, son état fonctionnel s'est considérablement dégradé après une opération de remplacement de la hanche en août 2025.
Face à cette perte d'autonomie, l'assuré a sollicité Harel pour obtenir ses indemnités de dépendance, s'élevant à plus de 11 000 shekels par mois. Pour évaluer la demande, Harel a envoyé un médecin à son domicile afin d'examiner ses capacités physiques.
L'expertise médicale contredite par une surveillance secrète
Les conclusions du médecin de la compagnie ont été sans appel : l'examen a établi que l'homme était dépendant pour quatre activités quotidiennes de base (se lever/se transférer, s'habiller, se laver et contrôler ses sphincters). Selon les termes mêmes du contrat, ces résultats ouvrent droit à une indemnisation totale. Cette évaluation a également été corroborée par deux enquêtes de dépendance distinctes menées par la Sécurité sociale israélienne (Bituach Leumi).
Pourtant, en juin, Harel a envoyé une lettre de rejet à l'assuré. La compagnie a affirmé qu'une surveillance secrète, menée environ un mois avant l'examen médical, montrait qu'il était capable d'effectuer ces gestes de manière autonome. Sur la base de ces séquences vidéo ciblées, l'assureur a choisi d'écarter les examens médicaux directs.
Poursuites judiciaires pour mauvaise foi
Représenté par les avocats Rafael Almog et Ariel Gold du cabinet Rafael Almog & Co., le septuagénaire a intenté une action en justice réclamant 129 735 shekels pour les indemnités rétroactives, ainsi que le versement continu des rentes et des intérêts de retard majorés pour mauvaise foi, conformément à la loi sur le contrat d'assurance.
L'avocat Rafael Almog a vivement dénoncé ces pratiques :
« Il est difficile d'accepter qu'une compagnie d'assurances mandate son propre médecin, reçoive des conclusions claires établissant le droit à l'indemnisation, puis rejette sa propre expertise au profit d'une surveillance clandestine. Quelques minutes de vidéo ne peuvent remplacer un examen professionnel ni effacer un état de santé complexe. Ce comportement s'apparente à une stratégie d'usure face à des assurés vulnérables qui peinent à mener des batailles juridiques. »
La compagnie d'assurances n'a pas encore déposé son mémoire en défense.

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