Hapag-Lloyd et FIMI révisent leur offre de 4,2 milliards de dollars pour racheter ZIM
L'Autorité des entreprises publiques accorde un délai de 30 jours à Hapag-Lloyd et FIMI pour reformuler leur offre de rachat de ZIM à 4,2 milliards de dollars, en renforçant le contrôle de l'État.

Le géant allemand du transport maritime Hapag-Lloyd et le fonds d'investissement israélien FIMI vont soumettre une proposition améliorée pour l'acquisition de ZIM. Selon des informations obtenues par Calcalist, l'Autorité des entreprises publiques a accordé à Hapag-Lloyd et à FIMI un délai supplémentaire de 30 jours pour réviser leur offre d'achat et y apporter des modifications structurelles. Ces ajustements visent à apaiser les inquiétudes de l'État, notamment concernant l'action spécifique (golden share), ouvrant ainsi la voie à un possible feu vert gouvernemental.
En février dernier, Hapag-Lloyd, représenté par Samer Haj-Yehia, et FIMI, dirigé par Ishay Davidi, ont conclu un accord pour racheter ZIM pour un montant de 4,2 milliards de dollars, une transaction validée par les actionnaires de la compagnie. Cependant, l'opération reste suspendue aux autorisations réglementaires de l'État, dont la décision finale était initialement attendue ce mercredi 9 septembre.
Les réserves de l'État et la sécurité maritime
Jusqu'à présent, l'État, et en particulier l'Autorité maritime et portuaire, s'opposait à cette acquisition. Les autorités craignaient que l'accord ne réduise l'accès de ZIM aux principales routes maritimes internationales. Une autre inquiétude concernait « ZIM Israël », la filiale qui doit être gérée séparément par FIMI, jugée trop petite et financièrement fragile par plusieurs ministères. Six des huit organismes consultés, dont les ministères de l'Économie, de l'Agriculture et des Transports, s'étaient prononcés contre la transaction.
Les discussions menées ces dernières semaines ont permis d'obtenir ce délai de 30 jours afin de modifier la structure de l'accord, avec pour objectif déclaré de « renforcer l'indépendance et la sécurité maritimes d'Israël ».
Les modifications apportées à l'accord
Pour surmonter les blocages, Hapag-Lloyd et FIMI ont accepté de durcir les conditions liées à l'action spécifique de l'État :
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Limitation de l'actionnariat étranger : Alors que les règles initiales permettaient de vendre jusqu'à 24 % des actions à un investisseur privé étranger sans l'accord du gouvernement, ce seuil sera abaissé à seulement 10 % dans la nouvelle mouture.
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Cotation boursière : Le fonds FIMI s'est engagé à ne pas introduire ZIM Israël sur une bourse étrangère.
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Contrôle accru de l'État : Les autorités israéliennes obtiendront des pouvoirs élargis sur ZIM Israël, y compris un accès garanti à sa flotte de 16 nouveaux navires.
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Amélioration des liaisons : Les liaisons maritimes entre Israël et l'Extrême-Orient seront renforcées.
De plus, ZIM Israël exploitera des navires dotés d'une capacité accrue de conteneurs réfrigérés et bénéficiera du parc mondial de conteneurs d'Hapag-Lloyd. Enfin, les deux partenaires s'engagent à financer la formation du personnel maritime local et à soutenir l'industrie navale israélienne.

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