L'ACRI exige une enquête policière après le déploiement de tireurs à Haïfa
L'Association pour les droits civils en Israël a exigé une enquête sur la police après que des tireurs d'élite ont été photographiés visant des civils à Haïfa.

L'Association pour les droits civils en Israël (ACRI) a exigé que la Police israélienne enquête sur le déploiement de tireurs d'élite à Haïfa et le pointage de leurs armes vers des civils, tel qu'illustré sur des photographies publiées par la police elle-même.
Demande de l'ACRI et Réaction de la Police
Dans une lettre envoyée le 9 septembre, l'avocate Yael Zeidman s'est adressée au commandant du district de Haïfa, Yechiel Bohdana, au commandant du sous-district du Carmel, Boaz Samucha, et au conseiller juridique de la police, Eran Nahon. La requête porte sur une publication du 4 septembre sur la page Facebook officielle du commissariat de Haïfa, montrant des agents visant apparemment des civils et des véhicules depuis des positions dissimulées.
Le texte accompagnant les images indiquait que des équipes de tireurs d'élite étaient déployées dans des points centraux de Haïfa pour contrer les activités criminelles en temps réel. L'ACRI a noté que si l'opération visait à renforcer la sécurité, de tels objectifs ne justifient pas de pointer des armes vers des civils ne représentant aucune menace apparente.
Le seul danger apparent était pour la vie et l'intégrité physique des citoyens vers lesquels les policiers ont dirigé leurs armes alors qu'ils étaient assis dans leurs véhicules, a déclaré l'ACRI.
Incidents Précédents et Règlements
La lettre de l'association a également rappelé deux incidents antérieurs controversés à Haïfa : en juillet 2024, un agent sur le toit du centre Horev aurait visé des manifestants, et le 25 juin, un garde-frontière a été photographié sur un toit lors de la Pride.
L'ACRI a cité les règlements de sécurité des armes de la police, stipulant qu'il est interdit de pointer une arme vers une personne sauf en cas d'activité opérationnelle nécessitant des tirs. La Police israélienne a indiqué que la réponse officielle serait transmise par les voies autorisées.





