Gel budgétaire d'Itamar Ben Gvir : les unités d'élite de la police affectées
Un différend budgétaire entre le ministre Itamar Ben Gvir et la police paralyse des fonds destinés aux unités d'élite antiterroristes, suscitant de vives critiques sur la dégradation des conditions des combattants.

Le conflit entre le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir et la direction de la police concernant le budget de la Police d'Israël a franchi un nouveau cap. Des sources policières affirment que le gel budgétaire ordonné par le ministre nuit non seulement au fonctionnement quotidien de l'organisation, mais touche également des unités opérationnelles engagées dans la lutte antiterroriste et la grande criminalité.
Des informations obtenues par ynet révèlent que les fonds bloqués comprennent des budgets destinés à améliorer les infrastructures et les conditions de service des combattants du Yamam, de l'Unité 33 de Lahav 433 (les Gideonim) et du complexe de la Police des frontières à Yehudai. Dans une lettre adressée au chef de la police Daniel Levy, Itamar Ben Gvir a évoqué une « frénésie de dépenses » au sein de la police, citant notamment un projet de « rénovation à Lahav 433 ».
Impact sur les unités d'élite antiterroristes
Cependant, le ministre a omis de préciser que cette ligne budgétaire couvre des travaux indispensables pour l'Unité 33 (les Gideonim), une unité opérationnelle d'élite dont les membres participent activement à la neutralisation de terroristes. Des sources policières soulignent que présenter ce projet sous la simple appellation de « rénovation à Lahav 433 » masque la réalité des conditions de vie des combattants.
Un haut fonctionnaire de police a indiqué que les conditions de logement des Gideonim s'étaient détériorées au point de contraindre les combattants à dormir dans des tentes et des quartiers inadaptés. « Il s'agit de combattants qui participent à la lutte contre les terroristes et qui sont contraints de regagner leur base pour dormir dans une tente », a déclaré le responsable. En outre, des dysfonctionnements d'ascenseurs dans le complexe de la Police des frontières à Yehudai obligent les agents à gravir quatre étages à pied avec leurs gilets et équipements tactiques après de longues heures de service.
« Le ministre se targue d'aimer les policiers et de veiller sur eux, mais dans les faits, sa décision nuit directement aux unités d'élite de la Police d'Israël », a déploré un haut responsable de la police.
Réponses officielles et bras de fer budgétaire
De son côté, le bureau d'Itamar Ben Gvir a rejeté ces critiques dans un communiqué. Selon le cabinet du ministre, les dépenses excessives de l'entourage du chef de la police nuisent directement à des projets essentiels financés par des accords de coalition en dehors du budget courant.
« Le ministre serait heureux de transférer directement les budgets aux différentes unités de police plutôt que de passer par le budget global de la police, les fonds étant malheureusement détournés vers des projets somptuaires et injustifiés », a conclu le bureau du ministre.





