Le tribunal de Haïfa efface plus de 1,1 million de NIS de dettes pour une particulière
Le tribunal de Haïfa a validé un accord permettant à une débitrice d'effacer plus de 1,1 million NIS de dettes. Elle remboursera 100 000 NIS en 50 mensualités, le tribunal ayant jugé qu'une ancienne note d'avertissement n'avait aucune valeur réelle.

Le tribunal de première instance de Haïfa a validé un accord d'effacement de dette pour une femme de 61 ans, l'autorisant à rembourser seulement 100 000 NIS sur une dette totale d'environ 1,24 million NIS. La somme sera échelonnée sur 50 mensualités. Le juge Efraim Chizik a validé cette proposition sans exiger la saisie d'un bien immobilier sur lequel une note d'avertissement était enregistrée.
La débitrice, mariée et mère de cinq enfants, est actuellement sans emploi et vit d'allocations sociales. Sa procédure d'insolvabilité a débuté en juin 2024. La majeure partie de sa dette, soit environ 1,05 million NIS, est détenue par la Bank Leumi, l'opérateur Cellcom figurant également parmi les créanciers.
Le litige autour de la note d'avertissement
Au cœur des débats figurait une note d'avertissement inscrite au cadastre (Tabu) il y a 30 ans au nom du couple sur un appartement appartenant à un proche du mari.
Lors de l'audience, son avocate du cabinet d'avocats Eti Hassan a démontré que cette inscription était dénuée de valeur réelle. Bien qu'un projet d'achat ait existé à l'époque, la transaction avait été abandonnée en raison de l'état de santé du mari.
Les modalités de l'accord
La débitrice a proposé de solder ses dettes en versant 100 000 NIS sur 50 mois. Le syndic, Me Amid Mahul, a accepté l'offre à condition que la mensualité minimale soit fixée à 1 500 NIS. Le commissaire à l'insolvabilité était représenté par Me Yaniv Ohana.
Le juge Chizik a homologué l'accord, soulignant la situation financière précaire de la requérante et l'absence d'emploi stable de son époux. Concernant le bien immobilier, le magistrat a conclu :
« Une note d'avertissement a certes été enregistrée à l'époque, mais elle s'inscrivait dans le cadre d'une transaction d'achat qui n'a jamais été finalisée ni réalisée dans les faits. »
L'absence d'opposition des créanciers a également favorisé cette issue. La Bank Leumi a formellement accepté l'accord, tandis que Cellcom, absente à l'audience et n'ayant formulé aucune objection écrite, a été considérée par le juge comme ayant donné un accord tacite. La débitrice versera 1 500 NIS par mois, le solde de 25 000 NIS devant être réglé à l'issue des 50 mois.





