La Grèce relance le projet d'interconnexion électrique, au risque de tensions avec la Turquie
La Grèce relance le projet de câble sous-marin Great Sea Interconnector vers Chypre et Israël, s'exposant à une confrontation maritime avec la Turquie au sud de la Crète.

La Grèce se prépare à reprendre les travaux du projet Great Sea Interconnector, un câble électrique sous-marin à haute tension (HVDC) destiné à relier son réseau électrique à celui de Chypre et d'Israël. Dans le cadre de ces préparatifs, le navire français Abbey Marengo devrait prochainement effectuer des relevés maritimes. Cette initiative risque toutefois d'ouvrir un nouveau front face à la Turquie.
Ankara et Athènes ont des visions diamétralement opposées de leurs frontières maritimes, un différend qui s'applique également aux eaux chypriotes. Un affrontement potentiel pourrait ainsi survenir au sud de la Crète. Ce scénario n'a rien d'hypothétique, au vu des récents développements militaires et des tensions passées liées au câble.
Tensions Maritimes et Exercices Militaires
Les frictions se sont concrétisées le week-end dernier lorsque la Grèce a émis un avis aux navigateurs (NAVTEX) au sud de Crète pour l'exercice militaire 'Eunomia 2026', mené conjointement avec Chypre, la France et l'Italie. Estimant que cette zone relève de sa juridiction, la Turquie a immédiatement riposté par un contre-NAVTEX.
"La Turquie est déterminée à empêcher la pose du câble sans son accord, exigeant des négociations qu'Athènes refuse d'engager," explique le Dr Hay Eytan Cohen Yanarocak.
Enjeux Stratégiques et Appuis Internationaux
Soutenue par l'Union européenne, la France et les États-Unis—notamment par le secrétaire d'État américain Marco Rubio—Athènes affiche une résolution accrue, renforcée par d'importants achats d'équipements de défense auprès d'Israël au cours des derniers mois.




