Les fleuves du monde confrontés à une sécheresse historique en 2025
Un rapport de l'OMM révèle que l'année 2025 a été l'une des plus sèches pour les fleuves du monde depuis plus de trente ans, soulignant l'épuisement critique des ressources en eau.

Les fleuves de la planète ont enregistré en 2025 l'une des années les plus sèches depuis plus de trois décennies, selon une étude exhaustive de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) des Nations unies. Ce rapport dévoile un état des lieux alarmant des ressources en eau mondiales.
Une baisse dramatique des réserves
L'évaluation du cycle hydrologique mondial met en évidence un épuisement spectaculaire des « comptes d'épargne » de la Terre. La quantité d'eau douce stockée au-dessus et en dessous de la surface a atteint l'an dernier 42 % sous la moyenne mondiale. Les impacts du changement climatique génèrent des phénomènes météorologiques erratiques, oscillant entre sécheresses extrêmes et inondations meurtrières. En 2025, seul un tiers environ des fleuves du monde a coulé à un rythme normal.
« Nous vidons notre compte d'épargne », a averti la secrétaire générale de l'OMM, Celeste Saulo. « Le stockage mondial de l'eau terrestre affiche une tendance à la baisse depuis 2014-2016, un signal constant qui dure depuis dix ans. »
Par ailleurs, les glaciers mondiaux ont perdu de la masse pour la quatrième année consécutive, rejetant 400 gigatonnes de glace en 2025 et élevant le niveau global des mers de 1,1 millimètre.
Conséquences économiques et écologiques
La détérioration des réseaux fluviaux entraîne des répercussions désastreuses sur l'économie mondiale et la vie humaine. Cet été, le niveau extrêmement bas du Danube a provoqué une crise énergétique sans précédent en Hongrie et en Roumanie, forçant l'arrêt de la quasi-totalité des réacteurs nucléaires par manque d'eau de refroidissement. Aux États-Unis et au Royaume-Uni, la situation des cours d'eau reste tout aussi critique face à la pollution et aux sécheresses.
« Nous devons redoubler d'efforts pour mieux comprendre les ressources en eau mondiales », a conclu Wine Jenkinson, directeur de l'hydrologie à l'OMM. « Cela exige une collecte et un partage accrus des données. »





