Gavri Banai : « Ils ont des papillotes et des tsitsit jusqu'au sol, ils ne se douchent pas. Des sauvages »

L'acteur Gavri Banai a évoqué la peur de ses collègues de l'industrie de s'exprimer politiquement, et n'a pas hésité à faire des déclarations particulièrement dures sur ce qui se passe en Cisjordanie, ce qui a suscité un tollé immédiat.

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Gavri Banai : « Ils ont des papillotes et des tsitsit jusqu'au sol, ils ne se douchent pas. Des sauvages »
Photo : ICE / גברי בנאי (צילום מסך כאן 11)

L'acteur Gavri Banai, particulièrement connu pour avoir fait partie du trio « HaGashash HaHiver », lauréat du Prix d'Israël (2000) et du prix pour l'ensemble de sa carrière décerné par l'AMI (2022), était l'invité du podcast de Guy Peleg (studio All In). Au cours de la discussion, il a abordé les activités de la « jeunesse des collines » en Cisjordanie et a exprimé sa position concernant le contrôle d'Israël sur les territoires de Cisjordanie et de Jérusalem-Est depuis la guerre des Six Jours.

« Ce qui se passe actuellement dans les territoires en Cisjordanie est un scandale sans précédent. Des gens, des adolescents... d'ailleurs, seuls les rabbins les poussent. Je n'ai jamais entendu parler d'une telle chose. Ils ont des papillotes et des tsitsit jusqu'au sol, ils ne se douchent pas, ils ne se rasent pas, rien. Ce sont des sauvages... Qui les envoie ? Le vendredi et le samedi, ils viennent parce qu'on leur dit que c'est un commandement, la rédemption de la terre. Ils trouvent une phrase du Tanakh pour tout. Ce sont des choses terribles et affreuses. Ce sont des gens avec des enfants et des bébés, je ne comprends pas », a déclaré Banai.

« La rédemption de la terre, ils trouvent une phrase du Tanakh pour tout » | Gavri Banai sur les radicaux en Cisjordanie dans le nouvel épisode du « Podcast de Guy Peleg » | Disponible à l'écoute sur toutes les plateformes.

Guy Peleg, connu pour ses déclarations controversées, a interrogé Gavri Banai : « Tu n'as pas peur de prononcer le mot "occupation" ? ». L'acteur vétéran n'a pas hésité et a répondu : « Mais c'est vrai ».

Peleg a choisi de ne pas confronter Banai sur cette question brûlante, mais a rappelé que de nombreux artistes israéliens évitent de s'exprimer politiquement de peur que leur carrière ne soit compromise. « Je ne discute pas avec toi pour savoir si c'est vrai, je demande si tu comprends que c'est une exception dans le paysage des artistes israéliens qui préfèrent ne pas agiter de drapeau, ne pas dire "occupation", ne pas manifester et ne pas parler des injustices de l'occupation ». En réponse, Banai a noté : « Parce que ce pays est très, très peu ouvert aux opinions des autres. Je m'en fiche, je suis à un âge où cela me passe au-dessus de la tête ».

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