Tensions et 296 interpellations lors de la troisième semaine de manifestations en France
296 interpellations et des heurts ont marqué le troisième samedi de manifestations contre la vie chère en France, sous haute surveillance policière.

Des heurts ont éclaté samedi soir à Paris et dans plusieurs autres villes de France en marge de manifestations contre la vie chère et la dégradation des conditions dans les établissements scolaires, se soldant par 296 interpellations. Il s'agit de la troisième semaine consécutive de mobilisation, marquée par des épisodes de violences urbaines, de pillages et de destructions de biens.
Les autorités françaises avaient déployé un dispositif de sécurité d'envergure mobilisant 70 000 membres des forces de l'ordre face aux appels à l'insurrection relayés sur les réseaux sociaux pour la nuit d'Halloween. Malgré l'interdiction des manifestations dans les centres-villes de Paris, Lyon, Toulouse et Marseille, environ 320 000 personnes ont battu le pavé dans le cadre de ce que les organisateurs ont qualifié de « troisième acte » du mouvement.
À Lyon, troisième ville du pays, des manifestants ont été filmés piétinant des drapeaux français et américains avant de les incendier. Ces rassemblements, largement impulsés par des figures de la gauche radicale comme Jean-Luc Mélenchon, ont également mis en lumière les inquiétudes face à la montée du racisme, ravivées par un récent attentat terroriste en banlieue parisienne. Par ailleurs, le président Emmanuel Macron et le Premier ministre Sébastien Lecornu ont admis des failles dans l'évaluation des risques par les services de renseignement face à ces émeutes aux dégâts colossaux.



