Trump critique Obama sur l'entretien de la Maison-Blanche sur fond de polémique
Donald Trump et Barack Obama s'affrontent au sujet de l'entretien de la Maison-Blanche, tandis que des chantiers fédéraux font l'objet de vives controverses.

Le président américain Donald Trump a vivement critiqué son prédécesseur Barack Obama, l'accusant d'avoir laissé la Maison-Blanche dans un état de négligence et de saleté. Cette passe d'armes intervient après les railleries formulées par l'ancien président au sujet de la décoration dorée et somptueuse voulue par l'actuel locataire du Bureau ovale.
Échanges acerbes et polémique culinaire
La polémique a éclaté lors d'un rassemblement politique dans l'Ohio, où Barack Obama a ironisé sur les choix esthétiques de Donald Trump, comparant le décor du Bureau ovale à un établissement de la chaîne Cheesecake Factory qui aurait été décoré par Saddam Hussein. L'ancien président a ainsi suggéré que son successeur était davantage qualifié pour animer une émission de rénovation domiciliaire que pour diriger les affaires de l'État.
En réponse lors d'un meeting dans le Mississippi, Donald Trump a vigoureusement défendu ses travaux d'embellissement, affirmant que le bâtiment présidentiel avait souffert d'un manque d'entretien chronique durant les années précédentes. Le président a soutenu que son prédécesseur n'avait pas accordé l'attention requise à la propreté et à la préservation du patrimoine architectural de la nation.
Le différend s'est rapidement élargi à des membres de l'administration, notamment le secrétaire au Trésor Scott Bessent. Ce dernier s'est rendu dans un restaurant de la chaîne Cheesecake Factory pour inviter les élites proches de l'ancien président à fréquenter l'établissement, cherchant ainsi à présenter les critiques d'Obama comme du mépris envers les goûts populaires. Par ailleurs, des responsables de la marque ont exprimé leur regret de voir leur enseigne mêlée à un débat politique.
Les déboires du bassin du mémorial de Lincoln
Au-delà de la polémique esthétique, la gestion des chantiers officiels fait l'objet de vives discussions. Le bassin réfléchissant du mémorial de Lincoln, rénové plus tôt dans l'année pour un coût de 14,7 millions de dollars, a rapidement présenté des dysfonctionnements majeurs avec l'apparition d'algues vertes et le décollement de son nouveau revêtement.
Bien que l'exécutif ait initialement imputé ces dégradations à des actes de vandalisme, un rapport d'inspection commandé par l'entrepreneur a mis en lumière 85 foyers de défaillance technique imputables à des erreurs humaines et à l'utilisation de matériaux inappropriés. Le ministère de l'Intérieur a rappelé que le prestataire demeure responsable des réparations nécessaires dans le cadre de la garantie.




