Fil d'actualité « Slichot » : TikTok redécouvre les hymnes liturgiques juifs

À l'approche du mois d'Eloul, quatre créateurs de contenu qui publient régulièrement sur TikTok des vidéos d'événements de « Slichot » dans les synagogues et au Mur des Lamentations, devenues virales, racontent ce phénomène, le soutien qu'ils reçoivent du public, ainsi que leur sentiment de mission et de connexion à la tradition.

MaarivAuteur : Dudi Patimer
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Fil d'actualité « Slichot » : TikTok redécouvre les hymnes liturgiques juifs
Photo : Maariv / סליחות בכותל | צילום: אריה לייב אברמס פלאש 90

Le blogueur de voyage jérusalémite Asi Tichtel (41 ans), créateur du blog « Israël 360 » (israelin360@), publie régulièrement depuis des années des vidéos d'événements de « Slichot » à Jérusalem, et tout particulièrement au Mur des Lamentations. « Certaines de ces vidéos ont atteint l'année dernière des chiffres fous de cinq millions de vues », dit-il. « Le moment fort est bien sûr le chant de « Adon HaSlichot ». C'est un événement très émouvant de repentance et d'unité ».

Autrefois, on sortait pour les « Slichot » avec un livre de prières, aujourd'hui, certains sortent aussi avec un téléphone en mode enregistrement. Au mois d'Eloul, quand les rues se remplissent de fidèles et que les synagogues s'éveillent pendant les heures nocturnes, les anciens hymnes liturgiques (piyutim) se font à nouveau entendre sur TikTok. Ce qui a commencé comme un phénomène adolescent est devenu une routine, touchant des millions de vues et un public qui n'aurait peut-être pas rencontré ces traditions autrement.

« Mes vidéos ont une particularité, car je les filme à l'aide d'une caméra 360 degrés et d'une perche à selfie extra-longue », raconte Tichtel. « Cette technique simule une prise de vue par drone, ce qui attire les gens, car il est interdit de faire voler des drones ici. Les gens sont tout simplement accrochés par cet angle spécial ». Il remarque que ses vidéos du Mur des Lamentations atteignent une exposition bien plus élevée que ses autres contenus, car elles documentent l'énergie puissante du peuple d'Israël s'unissant.

Fatigués des disputes

« Professionnellement, je travaille à l'association « Netzah Yehuda » de l'armée, mais je crée du contenu pour ma propre page afin de me renforcer moi-même et de renforcer les autres », raconte Nachman Cohen (34 ans). « Le motif principal est le désir de parler d'unité. Nous sommes tous fatigués de la division et de la haine. J'essaie toujours de me concentrer sur le côté positif. Quand nous regardons la Torah et notre histoire, nous comprenons que nous avons déjà tout vécu par le passé et que nous revenons toujours aux mêmes principes ».

Ses vidéos reçoivent beaucoup de retours chaleureux. « Mon message est qu'au mois d'Eloul, nous avons tous une opportunité incroyable de faire un examen de conscience. Il n'est pas nécessaire d'être un grand juste ; il suffit que chacun de nous prenne sur lui quelque chose de petit et de bon pour changer la réalité ».

Nachman Yosef (18 ans) publie des vidéos en direct du Mur des Lamentations depuis plus de trois ans. « Parfois, ma main se casse à force de tenir le téléphone, mais les gens m'écrivent sans arrêt : « S'il te plaît, ne ferme pas, laisse le direct ouvert ». Le vrai plaisir est de permettre aux gens qui ne peuvent pas atteindre physiquement le Mur de se sentir partie prenante. Ces mélodies entrent droit dans le cœur et réveillent l'étincelle juive, même chez les plus laïcs ».

Eldad Almakies (17 ans) voit également cela comme une mission. « Il est important de sensibiliser les gens au mois d'Eloul. Tout le peuple s'unit. J'ai grandi dans une maison ultra-orthodoxe où ces coutumes étaient ancrées, et pour moi, ce n'est pas une tendance mais une réelle excitation. La chose la plus importante est que tout le peuple d'Israël s'unisse, car ce n'est que par cette unité que nous gagnerons et apporterons la délivrance ».

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