La ville du quart d'heure : l'avenir de l'urbanisme et de l'immobilier en Israël
Le concept de la « ville du quart d'heure » redéfinit l'urbanisme en Israël en rapprochant les logements des services essentiels et des transports.

Le concept de la « ville du quart d'heure », où les besoins quotidiens se trouvent à quinze minutes de marche, gagne du terrain dans l'urbanisme israélien. Les experts débattent de son application, conciliant transports et mixité.
La vision et la réalité urbaine
"Je considère le modèle de la 'ville du quart d'heure' comme la pointe de lance de l'urbanisme futur en Israël, et il n'y a pas de meilleur exemple que le succès avéré de Tel-Aviv", déclare Chaim Feiglin, vice-président de l'Association des constructeurs. Selon lui, la plupart des quartiers fonctionnent comme des espaces mixtes dynamiques où les résidents vivent, travaillent et consomment des services à portée de main.
L'architecte Guy Donenfeld, ingénieur de la ville de Beit Shemesh, note qu'un fossé subsiste entre la théorie et la réalité. "On peut planifier une zone commerciale sur le papier, mais on ne peut pas forcer un café à y ouvrir", explique-t-il. Les infrastructures de transport doivent précéder l'occupation résidentielle pour éviter les embouteillages.
Équilibre et immobilier commercial
Plusieurs promoteurs soulignent qu'un zonage commercial excessif peut créer des espaces vacants. Gal Castel, PDG d'Oron Nadlan, relève que les municipalités favorisent souvent le commerce pour les revenus de l'Arnona, créant un excédent de bureaux vides. Une flexibilité stratégique s'impose pour permettre la conversion de ces surfaces en logements.
Planification régionale
Rafi Elmalah, directeur général de l'Administration de la planification, indique que l'État intègre ce concept dans un cadre stratégique national divisant le pays en 28 régions fonctionnelles afin de réduire les déplacements pendulaires.





