Le syndicat des enseignants fustige le ministre Kisch après l'échec PISA
Le chef du syndicat des enseignants Ran Erez critique vertement le ministre Yoav Kisch après les mauvais résultats PISA, dénonçant une mauvaise gestion et une crise systémique.
Ran Erez, président de l'Organisation des enseignants du secondaire, a vivement critiqué le ministre de l'Éducation Yoav Kisch suite à la publication des résultats des tests PISA lors d'une interview accordée à la radio 103fm à Anat Davidov.
Résultats PISA et critique de la gestion
Abordant les mauvais scores aux tests PISA, Ran Erez a déclaré sans ambages que cet échec était prévisible.
« Dans quel domaine Kisch n'a-t-il pas échoué ? C'était prévisible car pendant quatre ans, il a louvoyé et rien n'a été cohérent, rien de permanent. En fait, il a publié il y a quelques heures une vidéo sur une année de guerre, des aneries totales. Les tests PISA sont passés en classe de 1e et si les enfants ne connaissent ni les mathématiques, ni les sciences, ni la langue, cela signifie qu'ils ne comprennent pas ce qu'ils lisent. L'échec était attendu. »
Erez a soutenu que Kisch manquait de compétences managériales, affirmant qu'il n'avait pas su gérer le système éducatif. Il a reproché au ministre de vouloir promouvoir l'intelligence artificielle alors que de nombreux élèves éprouvent encore des difficultés fondamentales en lecture.
Crise systémique et manque de discipline
Selon le président du syndicat, la crise du système éducatif dure depuis de nombreuses années et aucun gouvernement n'a placé l'éducation au sommet de ses priorités.
« Le système est catastrophique, il n'y a aucune discipline, les enseignants fuient, les nouveaux ne viennent pas et n'ont aucun statut. Les parents dictent aux enseignants quelles notes donner, c'est l'anarchie totale. Cet échec dure depuis de nombreuses années et aucun gouvernement n'a fait de l'éducation sa priorité absolue. L'éducation aujourd'hui, c'est la sécurité, l'économie, la santé, tout repose sur elle. »
Erez a également accusé le ministre de chercher à dissimuler les résultats PISA et a souligné le conflit d'intérêts inhérent au ministère, qui fait office à la fois de régulateur, de financeur, d'inspecteur et d'employeur.
Motifs politiques et perspectives d'avenir
Interrogé sur de possibles motivations politiques dans l'attribution des budgets éducatifs, notamment dans le secteur ultra-orthodoxe, Erez a confirmé l'existence de dynamiques partisanes visant à s'assurer des financements.
Pour remédier à la situation, il a insisté sur la nécessité absolue de rétablir la discipline dans les établissements scolaires et de rendre aux enseignants toute leur autonomie pédagogique.





