Un habitant de Binyamina inculpé pour le meurtre de son frère aîné

Le parquet de Haïfa a inculpé Ohad Arad, 36 ans, pour le meurtre de son frère Asa, 41 ans, dans le moshav d'Ein Ayala, sur fond de conflit financier et d'héritage familial.

WallaAuteur : Yoav Itiel
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Un habitant de Binyamina inculpé pour le meurtre de son frère aîné
Photo : צילום: Walla.co.il

Le parquet du district de Haïfa a déposé dimanche devant le tribunal de district de Haïfa un acte d'accusation grave contre Ohad Arad, 36 ans, résidant à Binyamina, pour le meurtre de son frère aîné, Asa Arad, 41 ans, survenu dans le domaine familial du moshav Ein Ayala.

Selon l'acte d'accusation, Ohad, père d'un enfant et dont l'épouse est enceinte, a tué son frère à la suite d'un conflit successoral et financier qui durait depuis des années. Ce différend était connu de nombreux habitants du conseil régional de Hof HaCarmel. L'accusation affirme qu'Ohad a battu et étranglé son frère dans la caravane où ce dernier résidait, avant de l'y laisser mourir et de partir récupérer une commande de sushis pour sa compagne.

L'enquête, menée par l'unité centrale du district de Menashe, a duré plus d'un mois en raison de l'attente des rapports d'autopsie de l'Institut médico-légal d'Abu Kabir et d'une expertise psychiatrique de l'hôpital Sha'ar Menashe, confirmant que l'accusé est apte à être jugé. La procureure Najwa Suleiman a requis le maintien en détention de l'accusé jusqu'à la fin des procédures.

Déroulement des faits et preuves matérielles

Le meurtre s'est produit le matin du 30 juillet. Ohad Arad, un homme de forte stature et ancien membre de l'unité d'élite « Shayetet », s'est rendu en voiture au moshav Ein Ayala, où son frère Asa vivait dans une caravane adjacente à la maison de leur mère. L'accusé n'a pas pu expliquer de manière cohérente pourquoi il avait laissé son téléphone portable à Kerem Maharal, ni pourquoi il s'y est rendu plus tard avec sa mère pour le récupérer, tout en sachant déjà que son frère était décédé, avant d'alerter la police.

L'acte d'accusation stipule qu'entre 09h06 et 11h30, Ohad est entré dans la caravane et a agressé Asa dans l'intention de lui donner la mort. Il l'a violemment frappé à la tête et au visage, puis l'a étranglé. Le rapport d'autopsie fait état de traumatismes crâniens et cervicaux, d'une fracture du cartilage laryngé et d'hémorragies musculaires compatibles avec une strangulation. Le professeur Chen Kugel témoignera lors du procès.

Après les faits, Ohad a quitté les lieux. Vers 12h35, sa mère Sandra est arrivée et l'a croisé près de la caravane. Il lui a alors annoncé la mort d'Asa. Ohad a quitté le moshav à 14h28, et sa mère n'a contacté les secours qu'à 14h55. Les médecins ont constaté le décès d'Asa Arad sur le sol de la caravane.

Le parquet s'appuie sur des preuves solides, notamment des analyses biologiques, des enregistrements de caméras de surveillance et des témoignages de voisins. Des traces de sang ont été découvertes sur une brouette dans le coffre de la voiture d'Ohad. De plus, le sang de l'accusé a été identifié sur un matelas de la caravane, et un mélange de l'ADN des deux frères a été retrouvé dans l'oreille de la victime.

Comportement suspect après le crime

Après avoir quitté Ein Ayala, Ohad s'est rendu à Kerem Maharal pour récupérer son téléphone, puis a récupéré une commande de sushis à Netanya à 15h15. Il a ensuite rejoint sa compagne, a pris une douche, a lavé ses vêtements et s'est promené avec elle sans mentionner le décès de son frère. Il a été arrêté à son domicile vers 18h00.

Devant les enquêteurs, Ohad a prétendu avoir trouvé son frère inanimé et avoir tenté un massage cardiaque, affirmant que la victime s'était blessée à la tête en tombant du lit. L'accusation souligne qu'il n'a pas expliqué pourquoi il n'avait pas immédiatement appelé les secours.

La mère des deux frères a témoigné d'une jalousie et d'une violence physique constantes d'Ohad envers Asa depuis l'enfance. Le conflit s'était aggravé après que leur père a légué la ferme familiale à Asa, entraînant une ordonnance d'éloignement contre Ohad. En 2022, Ohad Arad avait déjà été condamné pour des faits de violence et de menaces envers son frère. Il est représenté par l'avocat Baruch Gidon.

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