L'ancienne otage Doron Katz Asher revient sur sa captivité à Gaza

L'ancienne otage Doron Katz Asher raconte ses 49 jours de captivité à Gaza avec ses filles, évoquant la faim et le combat pour leur santé mentale.

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L'ancienne otage Doron Katz Asher revient sur sa captivité à Gaza
Photo : ICE / אילוסטרציה (צילום shutterstock)

Marquant trois ans depuis le massacre du 7 octobre, l'ancienne otage Doron Katz Asher, enlevée dans la bande de Gaza avec ses deux jeunes filles et libérée après 49 jours, est intervenue sur la chaîne Kan 11 dans l'émission "Taboo" pour relater les jours sombres de sa captivité.

Lors d'un entretien avec Hanoch Daum, Katz Asher a décrit comment elle a fait face à la faim incessante de ses fillettes et a revécu les moments de rupture psychologique. "Je n'avais pas grand-chose à faire à part leur répéter la plupart du temps : 'Je n'en ai pas.' Elles se réveillaient le matin et au début je n'avais rien à leur donner, alors j'ai commencé à mettre de côté de la veille pour avoir de quoi leur donner."

"Les terroristes n'avaient pas un excès de compassion pour les enfants, et finalement j'agissais en pilote automatique. Mon rôle était de protéger mes filles. Aviv avait deux ans et demi et Raz quatre ans et demi. Elles ont traversé un enlèvement très brutal. Elles ont vu leur grand-mère, ma mère, assassinée sous leurs yeux", a partagé l'ancienne otage Doron Asher Katz.

Après un certain temps en captivité, Katz Asher a compris qu'elle devait agir pour préserver la santé mentale de ses fillettes. "Finalement j'ai compris, ou plutôt c'était une intuition, que je devais sauver leur esprit et je leur ai essentiellement dit que nous étions désormais dans un endroit bien avec des gens bien qui veillent sur nous jusqu'à ce qu'on puisse rentrer. Les méchants étaient le 7 octobre et eux (les terroristes) veillent sur nous."

Durant les premiers jours en captivité, la mère bouleversée a commencé à manifester des signes de détresse et à craindre pour la vie de ses filles. "Je me rappelle être allée aux toilettes, pour que les filles ne voient pas, et j'ai simplement pleuré. Elles ont compris car à mon retour elles m'ont demandé pourquoi je pleurais alors j'ai dit que j'étais nostalgique. Je ne pouvais pas concevoir que le destin de mes petites filles puisse être de mourir à Gaza. Je ne pensais pas à moi, je m'en moquais."

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