Dommage stratégique pour Israël : avertissement sévère contre la vente du géant du transport maritime
L'Autorité des ports et du transport maritime exige des ministres qu'ils utilisent l'action spécifique (golden share) de l'État pour imposer un veto immédiat sur la transaction avec la société allemande, alors qu'un certain nombre de ministères ont déjà exprimé une opposition ferme.

Selon une publication de Globes, le directeur de l'Autorité des ports et du transport maritime, Tzadok Radker, a envoyé ce matin (mardi) une lettre sévère aux ministres concernés, les appelant à s'opposer officiellement à la vente de la société Zim au géant allemand du transport maritime Hapag-Lloyd. Une analyse professionnelle menée par l'Autorité montre que cette mesure causerait un dommage stratégique à Israël, réduirait les capacités maritimes de l'État et accroîtrait la dépendance vis-à-vis d'acteurs étrangers au lieu de préserver une compagnie maritime israélienne mondiale et indépendante.
L'Autorité des ports et du transport maritime avertit que le transfert des activités locales à un fonds ne garantit pas le maintien du lien israélien, et toute autre affirmation ne résiste tout simplement pas à l'épreuve de la réalité. Sur le fond, c'est la société allemande qui détiendra les centres de pouvoir, les mécanismes opérationnels et les ressources critiques. Par conséquent, un fossé sérieux se crée entre une propriété juridique mineure sur le papier et un contrôle pratique et effectif sur le terrain.
Statut de la décision dans les ministères
Un certain nombre de ministères ont déjà terminé le travail d'état-major et ont exprimé une opposition ferme à l'accord sous sa forme actuelle, notamment les ministères de la Défense, des Transports, de l'Économie et de l'Agriculture, parallèlement à une position publique similaire du Premier ministre et du ministre de la Défense. Cependant, le ministère des Finances n'a pas encore arrêté sa politique.
L'Autorité des ports et du transport maritime souligne que l'évitement d'une décision n'est pas une mesure neutre, et exhorte les ministres à utiliser leur autorité en vertu de l'action spécifique détenue par l'État dans la société, et à imposer un veto officiel sur la vente sans plus attendre.



