Documentation de la poursuite au Liban et crainte d'enlèvement : « Une heure en voiture et elles sont à Damas »

Tsahal affirme que les infiltrations de militants au Liban, en Syrie et à Gaza détournent les forces de leurs missions opérationnelles. Les réservistes, rappelés de leurs congés pour rechercher les intrus, dénoncent l'absence de réponse du gouvernement et de la justice.

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Tsahal considère avec une grande sévérité les tentatives des militants de s'infiltrer au-delà des frontières de l'État. Ce qui a commencé par des actions dans la bande de Gaza s'est propagé aux frontières syrienne et libanaise. Hier, 15 citoyens israéliens, pour la plupart des jeunes filles, ont été interceptés après avoir franchi la frontière libanaise près de Ghajar.

L'incident s'est déroulé alors que Tsahal gérait simultanément une attaque meurtrière à Majdal Zoun, où un commandant de compagnie et un infirmier de combat ont été tués par un engin explosif. L'armée a déclaré que ces infiltrations ne constituent pas seulement un risque personnel pour les participants, mais entraînent un détournement critique de ressources en pleine mission opérationnelle. D'importantes unités, dont le commando « Sayeret Dvora » de la 91e division, ont été mobilisées pour localiser les individus. L'une des jeunes filles est restée sur le territoire libanais pendant environ quatre heures.

« Cet événement échappe à tout contrôle. Tu prépares une force pour une mission, et tu te retrouves aspiré par cela pendant des heures, ce qui entraîne le report ou l'annulation de la mission. C'est un coup direct porté à la sécurité », a expliqué un officier supérieur du Commandement du Nord. Les sources militaires ont souligné que ces actions fournissent à l'ennemi des renseignements sur le déploiement des forces et la vitesse de réaction.

Les responsables de la sécurité ont mis en avant le danger extrême. « Imaginez que l'un d'eux soit enlevé en Syrie ou au Liban. Où cela entraînerait-il le pays ? Ils risquent de marcher sur des engins explosifs ou de rencontrer des terroristes. Une petite heure dans une voiture civile syrienne, et ils peuvent se retrouver au milieu de Damas », a déclaré une source.

Tsahal a vivement critiqué la police pour son manque de dissuasion. « Nous les arrêtons et les transférons, mais ils sont relâchés le jour même. Il n'y a pas d'actes d'accusation, pas de conséquences financières. Cela transforme le militant en héros qui prend des photos dans la voiture de police, et rien ne se passe », a noté un officier.

Les habitants du village de Ghajar, témoins de la poursuite, étaient stupéfaits. « Ils ont sauté depuis le « Point de vue de la Paix ». C'est très dangereux, ils agissent de manière plus folle que nous », a confié un habitant à Ynet.

La police a rejeté les affirmations de Tsahal, précisant que les dossiers d'enquête sont transmis au parquet, mais que les tribunaux relâchent souvent les suspects peu après leur arrestation. La police a insisté sur la nécessité d'un effort coordonné entre tous les organes judiciaires et répressifs pour mettre fin à ce phénomène irresponsable.

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