Naufrage au large de Djibouti : au moins 139 migrants noyés

Au moins 139 migrants ont péri dans le naufrage de leur embarcation au large de Djibouti, illustrant les dangers mortels de la route migratoire reliant la Corne de l'Afrique au Golfe.

Source :Ynet
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Au moins 139 migrants, dont 15 enfants, ont péri dans le naufrage de leur embarcation au large de Djibouti, en Afrique de l'Est, alors qu'ils tentaient de rejoindre le Yémen pour gagner les pays du Golfe persique, a annoncé dimanche l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Le navire transportait 305 personnes lorsqu'il a coulé dans la nuit de jeudi à vendredi près du village de Goubetto, au nord de la ville portuaire d'Obock. Seuls 82 passagers ont survécu à la tragédie, tandis que 84 autres sont portés disparus.

La majorité des passagers étaient des ressortissants éthiopiens espérant traverser le détroit de Bab el-Mandeb pour atteindre le Yémen, puis chercher du travail dans les États du Golfe sur fond de reprise des combats dans la région éthiopienne du Tigré. Selon les témoignages de survivants, le bateau, lourdement surchargé, a commencé à sombrer par l'arrière presque immédiatement après le départ. Alexander Zouesbak, chef de la mission de l'OIM à Djibouti, a indiqué à l'AFP que les autorités locales avaient été submergées par l'afflux de corps rejetés par la mer.

La route migratoire de l'Est

Ce naufrage constitue l'un des drames les plus meurtriers survenus le long du corridor migratoire dit de la « route de l'Est », qui relie la Corne de l'Afrique à la péninsule arabique. Chaque année, des centaines de milliers de personnes, principalement originaires d'Éthiopie et de Somalie, tentent de transiter par Djibouti et le Yémen pour rejoindre l'Arabie saoudite et d'autres pays du Golfe.

Selon les chiffres de l'OIM, plus de 900 personnes ont perdu la vie ou ont été portées disparues le long de cette route en 2025. Poussés par la pauvreté, la sécheresse et les conflits armés, les migrants continuent de confier leur sort à des passeurs malgré les dangers extrêmes de part et d'autre du détroit de Bab el-Mandeb.

« Personne ne monte à bord d'une telle embarcation à moins de croire qu'il n'existe aucune autre alternative sûre », a déclaré la directrice générale de l'OIM, Amy Pope. « Nous ne pouvons continuer à traiter ces décès évitables comme une normalité. »

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