Diplomates occidentaux : le rejet du plan pour Gaza par Nétanyahou mine l'influence de Trump
Parmi les alliés des États-Unis, on suit avec inquiétude la controverse autour du plan en 15 points pour la bande de Gaza, craignant des répercussions sur les initiatives américaines au Moyen-Orient.

Plusieurs diplomates et responsables au fait de la politique américaine dans la région ont déclaré à Politico que le rejet du plan en 15 points par le Premier ministre Benyamin Nétanyahou sème le doute sur la capacité des États-Unis à exercer une pression sur Israël. Selon eux, il devient de plus en plus clair que Washington ne dispose pas des leviers nécessaires pour aboutir à un accord à Gaza, ou qu'il n'est pas prêt à les utiliser.
« Le rejet du plan de paix par Nétanyahou a des conséquences significatives sur la stabilité régionale à long terme et sur la sécurité d'Israël », a déclaré un diplomate arabe. « Le président Donald Trump est le seul à avoir le potentiel d'influencer cette situation. Il peut essayer de rétablir sa pertinence politique en exerçant une pression sur Nétanyahou pour qu'il reconsidère sa position ».
Au sein de l'administration Trump, on rejette ces affirmations, attribuant les déclarations du Premier ministre à des considérations électorales. « En général, nous voyons cela comme des déclarations électorales de Bibi pour le public en Israël », a souligné un responsable de la Maison Blanche. « Le Conseil de la paix bénéficie d'une coopération réelle sur le terrain, c'est ce qui est important ».
Benyamin Nétanyahou a annoncé dimanche qu'Israël rejetait le plan, précisant que Tsahal n'effectuerait aucun retrait avant un véritable désarmement du Hamas. Malgré cette opposition publique, des responsables du Conseil de la paix ont indiqué à la chaîne N12 qu'Israël continue en pratique à mettre en œuvre le document. Le PDG du Conseil de la paix, Nickolay Mladenov, a clarifié qu'Israël ne sera pas tenu de se retirer avant des progrès dans la démilitarisation : « Personne n'est tenu de faire quoi que ce soit avant que les étapes ne soient mises en œuvre sur le terrain ».
Parallèlement, des responsables européens avertissent que le différend sur Gaza pourrait nuire à la confiance dans la capacité de Trump à influencer le Moyen-Orient, notamment sur fond de tensions avec l'Iran et de conflit entre Israël et le Hezbollah.


