Des milliers de personnalités rejettent les accusations de génocide à Gaza
Plus de 5 000 personnalités mondiales ont signé une lettre ouverte rejetant l'accusation de génocide contre Israël à Gaza, avertissant que cette rhétorique alimente l'antisémitisme.

Plus de 5 000 personnalités du monde des arts, de l'université, des affaires, de la religion et de la vie publique ont signé une lettre ouverte rejetant l'accusation selon laquelle Israël commet un génocide dans la bande de Gaza. Les signataires ont averti que cette accusation est devenue un outil alimentant l'antisémitisme à travers le monde.
La lettre a été publiée par l'organisation Creative Community for Peace, en collaboration avec les écrivains et chercheurs Yossi Klein Halevi, le rabbin Yitzchok Greenberg, le rabbin Micha Odenheimer et le professeur Jonathan Karp. Parmi les signataires de premier plan figurent l'ancien Premier ministre britannique Boris Johnson, l'ancien ministre de la Justice canadien Irwin Cotler, le professeur Steven Pinker de l'Université Harvard, les historiens Benny Morris, Sir Niall Ferguson et Simon Sebag Montefiori, la chercheuse Deborah Lipstadt, l'ancienne historienne de Yad Vashem Dina Porat, l'homme d'affaires Haim Saban, l'actrice Debra Messing et le grand rabbin d'Afrique du Sud Warren Goldstein.
"Un seul camp avait l'intention de commettre un génocide"
Au centre de la lettre se trouve l'argument selon lequel il faut distinguer la critique de la conduite militaire d'Israël de l'accusation juridique spécifique de "génocide". Les signataires se sont référés à la Convention de l'ONU de 1948 sur le génocide, qui exige une intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux. Selon eux, les pertes civiles et les destructions massives ne prouvent pas en soi l'existence de cette intention juridique spécifique.
"L'une des différences cruciales entre la guerre comme tragédie et la guerre comme génocide est l'intention. Dans cette guerre, un seul camp a eu l'intention de commettre un génocide, et c'est le Hamas."
Les signataires ont souligné qu'il existe des débats légitimes concernant la gestion de la guerre et ont exprimé leur compassion pour la mort de civils innocents, tout en insistant sur le fait que cela ne doit pas être confondu avec l'allégation juridique infondée de génocide.
Une accusation qui alimente l'antisémitisme
La lettre établit un lien direct entre le discours sur le "génocide" et la recrudescence des incidents antisémites dans le monde depuis le 7 octobre 2023. Selon les signataires, l'accusation portée contre Israël confère une couverture morale et juridique à une rhétorique menant au harcèlement et à la violence contre les Juifs.
Irwin Cotler a qualifié la "calomnie du génocide" de distorsion historique et juridique. Deborah Lipstadt a également souligné que le génocide possède une définition légale précise, avertissant que l'accusation est passée de cercles extrémistes à un public plus large. Ari Ingel, directeur exécutif de Creative Community for Peace, a rappelé que les personnalités influentes portant de telles accusations affectent directement la sécurité des communautés juives mondiales.


