Deux heures d'abus sexuels sous la menace d'un couteau : l'affaire qui choque la police

Un acte d'accusation grave a été déposé contre trois adolescents de 13–14 ans à Beer-Sheva, accusés d'avoir forcé deux jeunes de 14 ans à commettre des actes sexuels sous la menace d'un couteau tout en filmant la scène. L'adjudant-chef Miri Talshir, du centre « Beit Lin », qualifie cet acte de « saut qualitatif » dans la violence juvénile.

N12Auteur : Yael Yaffe
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Deux heures d'abus sexuels sous la menace d'un couteau : l'affaire qui choque la police
Photo : N12 / הטרדה מינית, אילוסטרציה | צילום: Magnific, Getty Images

Un acte d'accusation grave révèle une série d'abus choquants : trois adolescents de 13–14 ans sont accusés d'avoir agressé deux jeunes de 14–15 ans qui rentraient chez eux pendant les vacances d'été. Sous la menace d'un couteau, les agresseurs ont forcé leurs victimes à commettre des actes sexuels l'un sur l'autre pendant deux heures, tout en documentant les faits en vidéo.

Cet incident, survenu sans aucun conflit préalable, a laissé même les enquêteurs de police les plus chevronnés dans un état de choc profond. « Je suis enquêtrice à la police d'Israël depuis 26 ans, et c'est l'une des affaires les plus difficiles que j'ai traitées. Il s'agit de pur mal et de meurtre psychologique sans aucun mobile », prévient l'adjudant-chef Miri Talshir, enquêtrice de la jeunesse au centre de protection « Beit Lin ».

Selon l'acte d'accusation déposé par le parquet auprès du tribunal pour mineurs de Beer-Sheva, les trois suspects ont forcé leurs victimes à commettre des actes sexuels pendant deux heures consécutives. L'incident a débuté alors que les deux victimes rentraient d'une soirée entre amis et ont été interpellées par les trois agresseurs, qui consommaient de l'alcool et étaient munis d'un couteau de cuisine.

Deux heures de cauchemar

Selon l'avocate Shirel Farjon du parquet du district Sud, l'accusé principal a mis un couteau sous la gorge de l'une des victimes à au moins quatre reprises, tandis qu'un complice les frappait. À la fin de ce calvaire, les agresseurs ont menacé de s'en prendre aux familles des victimes si elles parlaient. L'enquête a été menée par le commissariat de Beer-Sheva sous la direction de l'adjudant-chef Kfir Makhlouf.

« C'est un cas de pur mal. Deux adolescents, tout à fait normaux, se sont retrouvés dans une situation terrifiante, comme dans un film d'horreur », souligne l'adjudant-chef Talshir. Elle compare cet événement aux cas de violence les plus graves du passé, précisant que les dommages psychologiques sont irréversibles. Les victimes vivent depuis dans un cauchemar permanent, souffrant d'insomnies et de peur de sortir de chez elles.

Enquête dans un environnement protégé

L'affaire a été signalée après que les adolescents ont reçu des soins médicaux à l'hôpital, où les soupçons d'actes criminels ont été confirmés. Les témoignages ont été recueillis au centre de protection « Beit Lin » dans le quartier Ramot à Beer-Sheva. Ces centres, gérés par le ministère des Affaires sociales, permettent aux mineurs d'être entendus dans un cadre chaleureux et sécurisant, loin des commissariats, afin d'éviter tout traumatisme supplémentaire.

Interrogée sur le lien éventuel avec l'ennui des vacances, l'adjudant-chef Talshir insiste sur la différence : « Il y a une différence entre les bagarres, qui augmentent toujours en été, et de tels actes. Ce cas représente un véritable saut qualitatif dans la violence. »

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