Israël : reprise partielle du dessalement, l'État compense le coût des filtres

Les usines de dessalement en Israël reprennent partiellement leur activité après une semaine d'arrêt dû aux algues. L'État compensera l'usure des filtres, évitant une hausse des tarifs.

Israel HayomAuteur : Nitzan Cohen
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Israël : reprise partielle du dessalement, l'État compense le coût des filtres
Photo : Israel Hayom / מתקן ההתפלה בשורק | צילום: מארק ניימן, לע"מ

Environ une semaine après l'arrêt des usines de dessalement en Israël, presque toutes les installations — à l'exception de celles d'Ashkelon et d'Ashdod — ont repris une activité partielle, bien que la turbidité de l'eau de mer causée par les algues n'ait pas encore diminué.

Selon le ministère de l'Énergie et des Infrastructures, l'État indemnisera les usines de dessalement pour l'usure accélérée de leurs filtres. Selon des estimations prudentes, le montant de cette compensation s'élèvera à plusieurs dizaines de millions de shekels. Ce coût étant relativement faible par rapport aux revenus globaux du secteur de l'eau, le prix de l'eau pour les consommateurs ne devrait théoriquement pas augmenter, ou seulement de manière marginale.

Controverse sur l'épandage et solutions techniques

L'une des questions centrales concerne l'efficacité de l'épandage aérien effectué en mer pour éliminer les algues. Le ministère de l'Énergie et l'Autorité de l'eau ont indiqué que les résultats de cette opération font l'objet d'un désaccord professionnel. À ce jour, l'épandage n'a pas permis de réduire la turbidité de l'eau de mer.

Actuellement, les usines de dessalement de Sorek et de Palmachim ont repris une activité partielle malgré la turbidité qui accélère l'usure des filtres, sous réserve d'une compensation financière de l'État. En parallèle, les exploitants s'apprêtent à prolonger temporairement les conduites d'aspiration vers l'ouest, afin de puiser l'eau dans des zones où la turbidité est plus faible.

Cette extension des conduites augmentant le coût de production de l'eau, l'Autorité de l'eau considère cette mesure comme temporaire, en attendant que la turbidité diminue naturellement.

Engagements géopolitiques et réserves d'eau

Concernant l'approvisionnement en eau de la bande de Gaza, le ministre de l'Énergie Eli Cohen a déclaré qu'Israël continue de fournir de l'eau conformément au droit international. Quant à l'approvisionnement de la Jordanie, prévu par les accords diplomatiques, le ministère de l'Énergie a réaffirmé qu'Israël respecte ses engagements et maintient ses livraisons d'eau.

Cette crise, qui est entrée dans son huitième jour, a vu les premières usines reprendre partiellement leur travail au cours des dernières 24 heures.

Le ministère de l'Énergie a souligné que le secteur de l'eau s'est préparé ces dernières années à divers scénarios d'urgence, principalement sécuritaires, incluant l'arrêt des usines de dessalement. Bien que cette panne soit due à une pollution écologique et non à un incident de sécurité, le système était prêt. Selon l'Autorité de l'eau, Israël dispose actuellement d'une quantité d'eau disponible deux fois supérieure à ses besoins nationaux.

Les premières analyses de l'usure des filtres montrent une augmentation de la dégradation, mais celle-ci reste dans des limites raisonnables et conformes aux prévisions.

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