Décision de justice : lourde peine pour l'auteur d'un viol à Gedera
Le tribunal de district du Centre à Lod a condamné mercredi Barakat Abu Assa à 21 ans de prison ferme pour viol avec circonstances aggravantes, maltraitance sur mineur et effraction au domicile d'une habitante de Gedera. Outre la peine de prison, il a été condamné à verser 200 000 shekels de dommages et intérêts à la victime.

Le tribunal de district du Centre à Lod a condamné mercredi Barakat Abu Assa à 21 ans de prison ferme, après qu'il a été reconnu coupable de viol avec circonstances aggravantes, de maltraitance sur mineur et d'effraction au domicile d'une habitante de Gedera. Outre la lourde peine de prison, l'accusé a été condamné à une peine avec sursis et au paiement de 200 000 shekels de dommages et intérêts à la victime.
Selon le résumé du jugement, Abu Assa travaillait sur un chantier de construction situé en face du domicile de la victime. Tard dans la nuit, il s'est introduit par effraction dans son appartement au deuxième étage, s'est jeté sur elle et l'a fait tomber au sol. Il a ensuite ligoté ses mains, ses pieds et ses yeux à l'aide de ruban adhésif qu'il avait préparé à l'avance, tandis que son fils de deux ans se tenait à proximité, pleurant et criant.
Abu Assa a conduit la victime dans une chambre et l'a allongée sur le sol, alors que son jeune fils se tenait à ses côtés. L'agresseur a menacé de la tuer, a sorti l'enfant de la pièce et l'a violée. Après avoir commis cet acte grave, il a ramené le tout-petit et l'a déposé à côté de sa mère.
L'incroyable ingéniosité d'un enfant de quatre ans
Par la suite, Abu Assa s'est rendu dans la cuisine, a pris une bouteille de bière et en a bu. À ce moment-là, le fils de quatre ans de la victime s'est réveillé et a fait preuve d'une ingéniosité exceptionnelle en détachant sa mère ligotée à l'aide d'un couteau. Après les faits, Abu Assa a pris la fuite.
Les juges : « Un incident prolongé et terrifiant »
Le collège de juges, présidé par la présidente à la retraite Ruth Lorch et composé des juges Ami Kobo et Dvora Attar, a souligné la gravité exceptionnelle des actes, les qualifiant d'« incident prolongé et terrifiant ».
« La violence exercée contre la mère sous les yeux de son jeune fils constitue également une maltraitance sur enfant et aggrave la gravité des infractions », ont précisé les juges dans leur verdict.





