Les vaccins actualisés contre la Covid-19 réduisent le risque cardiovasculaire

Une vaste étude menée auprès d'anciens combattants américains montre que les vaccins actualisés contre la COVID-19 n'augmentent pas les risques cardiovasculaires, révélant une baisse relative de 37,7 % des événements cardiaques graves.

MakoAuteur : Ashd Lyn
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Les vaccins actualisés contre la Covid-19 réduisent le risque cardiovasculaire
Photo : Mako / צילום: מיכאל גלעדי, פלאש/90

La maladie à coronavirus (COVID-19), comme on le sait depuis 2020, n'affecte pas seulement le système respiratoire. Des recherches ont établi un lien entre l'infection par la COVID-19 et un risque accru d'événements cardiovasculaires graves, notamment les infarctus du myocarde, les accidents vasculaires cérébraux (AVC) ischémiques, l'insuffisance cardiaque et la mortalité d'origine cardiovasculaire. Le risque relatif était particulièrement élevé au cours de la première semaine suivant le diagnostic, avant de diminuer progressivement au fil des mois suivants.

Bien que les vaccins contre la COVID-19 aient été associés à une légère augmentation du risque de myocardite (inflammation du myocarde), il s'agit d'un phénomène rare et plus bénin que la myocardite causée par la maladie elle-même. Ce risque s'est avéré particulièrement élevé chez les jeunes hommes peu de temps après la vaccination. Néanmoins, les études précédentes ne soutiennent pas l'hypothèse d'une augmentation globale du risque cardiovasculaire après la vaccination. Au contraire, une vaste étude menée en Angleterre a révélé que chez les personnes vaccinées, la fréquence des événements vasculaires post-vaccination était généralement comparable ou inférieure à celle enregistrée avant la vaccination. Une analyse des données du service de santé britannique a montré que, chez les personnes ayant contracté la COVID-19, une vaccination préalable était associée à une certaine protection contre le risque de formation de caillots sanguins mortels après le diagnostic.

Évaluation de l'efficacité vaccinale pour la saison 2024-2025

Le virus de la COVID-19 ayant évolué au fil du temps, il est possible que ses variants actuels provoquent en moyenne une forme de maladie moins sévère que les souches initiales, d'autant que de nombreuses personnes ont développé une immunité grâce aux vaccins, à des infections antérieures ou aux deux. Par conséquent, il restait incertain si les bienfaits cardiovasculaires du vaccin observés au cours des premières années persistaient encore aujourd'hui, et plus particulièrement pour la saison 2024-2025. C'est précisément cette question qu'une nouvelle étude d'envergure a cherché à examiner.

Pour surmonter les biais d'observation, les chercheurs ont exploité les données du système de santé américain concernant les anciens combattants des forces armées des États-Unis, en simulant la structure d'un essai randomisé au moyen d'une méthode dite d'émulation d'essai cible. Ils ont ainsi défini les contours d'un essai idéal avant d'adapter l'analyse des données observationnelles pour l'imiter au plus près. L'étude a comparé des adultes âgés ayant reçu le même jour un vaccin contre la grippe et un vaccin actualisé contre la COVID-19 pour la saison 2024-2025 à des adultes n'ayant reçu que le vaccin antigrippal. Cette comparaison entre deux groupes de personnes vaccinées visait à minimiser le « biais du sujet sain », c'est-à-dire l'éventualité où les personnes qui se font vacciner se distinguent d'emblée de celles qui s'abstiennent, notamment par un mode de vie plus sain ou un recours plus fréquent aux soins.

Au total, environ 1,04 million de participants ont été inclus dans l'analyse, parmi lesquels environ 349 000 ont reçu à la fois les vaccins contre la COVID-19 et la grippe, et environ 691 000 ont reçu uniquement le vaccin antigrippal. Les personnes vaccinées ou ayant contracté la COVID-19 au cours des 90 jours précédant le début de l'étude ont été exclues afin de limiter l'influence d'une vaccination antérieure ou d'une infection récente. Le suivi s'est étalé sur une période de huit mois.

Ajustements statistiques et résultats observés

Les chercheurs ont également appliqué des corrections statistiques rigoureuses pour neutraliser les différences connues entre les participants, telles que l'âge, les pathologies sous-jacentes, les examens antérieurs et les habitudes de recours aux services de santé. Ils ont également pris en compte le fait qu'une partie des personnes initialement vaccinées uniquement contre la grippe ont ultérieurement reçu le vaccin contre la COVID-19. Les analyses de sensibilité menées en parallèle ont confirmé la robustesse des résultats, renforçant la confiance dans les conclusions.

Les résultats de l'étude ont mis en évidence une diminution des événements cardiovasculaires graves chez les personnes vaccinées. Une baisse relative de 37,7 % des événements survenant à proximité temporelle d'une infection par la COVID-19 a été observée, ce qui représente en chiffres absolus environ un événement évité pour 5 000 personnes vaccinées. Cette diminution s'est manifestée principalement par une baisse de la mortalité cardiovasculaire, des infarctus du myocarde et des hospitalisations pour insuffisance cardiaque. Une réduction des cas d'AVC a également été constatée, bien qu'elle n'ait pas atteint le seuil de significativité statistique.

Dans les analyses par sous-groupes, les bénéfices se sont avérés plus prononcés pour les personnes présentant des risques élevés ou des pathologies sous-jacentes. La baisse des événements cardiovasculaires graves à proximité d'un diagnostic de COVID-19 était statistiquement significative uniquement chez les personnes âgées de plus de 75 ans.

« L'importance de cette étude réside dans la modification du débat actuel concernant les vaccins contre la COVID-19. Au lieu de se demander uniquement s'ils risquent d'endommager le cœur, il est plus pertinent d'examiner l'évolution de la balance bénéfice-risque globale après l'administration des vaccins actualisés. Cette étude n'a mis en évidence aucune augmentation des événements cardiovasculaires graves après le nouveau vaccin. Bien au contraire, les résultats convergent vers une réduction du risque pour de tels événements, en particulier chez les personnes âgées et les individus présentant un risque de base élevé. »

Les conclusions de l'étude indiquent que la vaccination ne représente pas un risque cumulé supplémentaire, mais constitue un outil susceptible d'atténuer certains dommages liés à la COVID-19 au sein des populations vulnérables.

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