Channel 14 condamnée à payer 100 000 shekels à la lobbyiste Yosefa Barak
Le tribunal de Rehovot a condamné Channel 14 et le journaliste Nati Langermann à verser 100 000 shekels à la lobbyiste Yosefa Barak pour diffamation, rejetant plusieurs accusations graves non prouvées.

Le tribunal de première instance de Rehovot a condamné la chaîne de télévision Channel 14 et le journaliste Nati Langermann à verser 100 000 shekels de dommages-intérêts et de frais de justice à la consultante en communication et lobbyiste Yosefa Barak. Cette décision, rendue par le juge Israel Pat le 30 août 2026, fait suite à une série de publications diffamatoires remontant à la période de la pandémie de COVID-19.
Barak avait initialement intenté une action en justice de 300 000 shekels contre Langermann pour des publications partagées sur les réseaux sociaux et les plateformes associées à Channel 14. Elle a ensuite porté sa réclamation à 500 000 shekels, associant la société exploitante de la chaîne à la procédure.
Des accusations graves non fondées
La plainte portait sur plusieurs affirmations graves diffusées par Langermann, selon lesquelles Barak aurait planifié d'agresser physiquement le fils de la Dre Sharon Alroy-Preis, proposé un « pot-de-vin sexuel » à un policier, menacé un juge, rompu unilatéralement les liens avec son propre fils et été une « criminelle condamnée ».
Langermann et Channel 14 ont soutenu que ces publications relevaient du travail journalistique légitime, affirmant qu'elles s'inscrivaient dans le cadre de la couverture de la campagne publique menée par Barak contre la politique vaccinale du ministère de la Santé. Ils ont invoqué la bonne foi et la véracité des faits.
Le juge Pat a examiné chaque publication séparément et a conclu que les défendeurs n'avaient pas réussi à prouver la majorité de leurs allégations. Concernant l'accusation de « pot-de-vin sexuel », le tribunal a jugé qu'il s'agissait d'une diffamation non prouvée, basée sur une source unique, sans vérification indépendante et sans demande de réaction auprès de Barak. Le tribunal a accordé 35 000 shekels de compensation pour ce seul chef.
Métaphores et qualifications trompeuses
Le tribunal a également rejeté l'affirmation selon laquelle Barak aurait menacé le juge Tal Havkin. Le juge Pat a estimé que l'expression « peloton d'exécution » utilisée par Barak était une métaphore brutale et non une menace physique, rappelant que l'enquête policière s'était refermée sans inculpation. Une somme de 12 000 shekels a été accordée pour cette publication.
De plus, le tribunal a qualifié de trompeuse l'appellation de « criminelle condamnée » (18 000 shekels d'indemnité) et a jugé infondées les affirmations concernant la rupture de contact avec son fils (10 000 shekels) et ses difficultés financières (10 000 shekels), ces dernières reposant sur des données postérieures aux publications.
Une défense partiellement acceptée
Toutes les demandes de Barak n'ont pas été retenues. Le tribunal a admis qu'il existait une base factuelle, appuyée par des décisions de justice antérieures, concernant le harcèlement des enfants de la Dre Alroy-Preis par Barak. Cette publication spécifique a donc été jugée protégée par l'exception de vérité.
Au total, Langermann et Channel 14 devront verser 100 000 shekels à Barak, incluant les frais de procédure. La demande de Barak visant à obtenir des excuses publiques et le retrait des contenus a été rejetée, le tribunal ayant constaté que les défendeurs avaient déjà retiré les publications de leur propre initiative.





