Corinne Gideon sur la famille de son mari : « Je ne serai jamais assez bien pour eux »
Corinne Gideon se livre sur la complexité familiale dans le contexte de la tourmente publique, et admet que certains membres de la famille de son mari ne s'enrôlent pas : « Franchement, ça me déprime ».

La rencontre entre des mondes différents est une affaire complexe, mais lorsque le pays est en proie à des débats sur la question de la conscription des ultra-orthodoxes, les discussions publiques s'infiltrent directement dans le salon. L'animatrice de télévision Corinne Gideon, mariée à Hili Sorotzkin, issu d'un foyer ultra-orthodoxe, a récemment révélé les tensions qui accompagnent leur vie commune.
Dans un épisode du podcast animé par Nelly Tagar et Liron Weizman, Gideon a partagé la complexité de sa vie :
« La complexité est que pour ma famille, je suis de droite, et pour la famille de Hili, je suis de gauche. Donc, je ne serai jamais assez bien pour les deux familles ».
Le fossé culturel et idéologique s'exprime particulièrement dans les discussions entourant le service militaire. Gideon a décrit le contraste entre le milieu familial dans lequel elle a grandi et celui de son mari, admettant que ce sujet crée des dialogues tendus. « J'ai des conversations très, très, très difficiles sur la conscription », a-t-elle raconté. « Mon père a reçu une citation lors de la guerre de Kippour, mes deux frères sont des officiers de combat, et je me marie avec quelqu'un qui n'a pas fait l'armée et dont une partie de la famille ne s'enrôle pas ».
Parallèlement au désaccord, Gideon identifie des changements progressifs au sein du public ultra-orthodoxe et parmi les membres de la famille de son mari, où certains jeunes choisissent de s'intégrer dans le service militaire ou civil. « Je pense qu'il y a une tendance au changement, et beaucoup de jeunes hommes dans la famille de Hili s'enrôlent, ainsi que des femmes », a-t-elle noté, mais d'un autre côté, elle n'a pas occulté la réalité complexe qui existe toujours : « Il y a encore ceux qui ne le font pas, et Hili a des neveux qui sont des insoumis. Franchement, ça me déprime ».
Le dialogue que mène Gideon ne se déroule pas dans le vide. Le mariage avec Hili Sorotzkin, membre d'une famille ultra-orthodoxe connue et respectée, a été accompagné dès le début par un discours public animé autour de leur mode de vie mixte. Les deux se sont mariés en 2018 lors d'un mariage qui a combiné des invités du milieu médiatique et de la communauté ultra-orthodoxe, et depuis, ils élèvent leurs enfants en essayant constamment de combiner les identités, de maintenir un respect mutuel et d'honorer la tradition d'une part, tout en conservant un mode de vie laïc et moderne.
L'exposition constante de Gideon sur les réseaux sociaux fait souvent d'elle un foyer de débat public sur les questions de religion et d'État. Dans le contexte des tourmentes politiques et des débats croissants autour de l'égalité devant le fardeau, les paroles de Gideon reflètent la réalité de nombreux Israéliens qui se retrouvent entre le marteau et l'enclume, essayant de maintenir la cohésion familiale tout en faisant face à des processus profonds et à des fossés idéologiques dans la société israélienne.





