Corinne Gideon se confie sur la conscription des ultra-orthodoxes : « Il y a des conversations difficiles autour de la table »

Corinne Gideon a parlé de la position de son mari Hili Sorotzkin sur la question de la conscription des ultra-orthodoxes dans Tsahal et a partagé le prix personnel difficile qu'elle paie pour exprimer ses opinions.

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Corinne Gideon se confie sur la conscription des ultra-orthodoxes : « Il y a des conversations difficiles autour de la table »
Photo : ICE / קורין גדעון (צילום שוקה כהן ואלון שפרנסקי)

La personnalité médiatique et influenceuse Corinne Gideon, mariée à Hili Sorotzkin, membre d'une famille ultra-orthodoxe connue et petit-fils du rabbin Raphaël Sorotzkin, aborde dans une interview l'une des questions les plus brûlantes et sensibles de la société israélienne.

Gideon, qui vit depuis des années à la frontière complexe entre le monde laïc et le secteur ultra-orthodoxe, a été interrogée sur le fait de savoir si elle et son mari partagent des opinions similaires concernant la question de la conscription des ultra-orthodoxes dans Tsahal. Dans sa réponse, elle offre un regard rare et complexe sur les processus et les tensions qui se déroulent sous la surface, non seulement au niveau national, mais aussi autour de la table familiale du Shabbat. Lorsqu'on l'a interrogée sur la position de son mari Hili, Gideon a répondu :

« Oui, je pense qu'Hili aussi, du fait qu'il n'a pas fait son service, aujourd'hui il s'engagerait. Et beaucoup de membres de sa famille s'engagent, pas tous. Il y a des conversations difficiles autour de la table ».

Ces propos reflètent un changement profond qui traverse des parties de l'ensemble de la société ultra-orthodoxe depuis la guerre, où le désir de combiner un mode de vie ultra-orthodoxe avec le partage du fardeau de la sécurité devient un sujet de discussion au sein des foyers.

Au-delà de la question du service militaire, Gideon a choisi de partager le prix personnel qu'elle paie pour exprimer ses opinions dans l'espace public, dans le cadre d'une interview pour l'émission « Bonsoir avec Guy Pines ». En tant que personne habituée à partager sa vie ouvertement sur les réseaux sociaux, elle admet que l'expérience et les critiques passées l'ont rendue prudente :

« Mon rôle n'est pas de dire pour qui voter. Aujourd'hui, le prix que l'on paie pour exprimer une opinion est un prix très élevé, et je me suis brûlée. C'est ma responsabilité, et aujourd'hui ma main n'est pas légère sur la gâchette. Ce n'est pas simple : cela ne fait pas mal au portefeuille, mais à l'âme ».

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