« Comment pourrais-je ne pas le reconnaître ? Je l'ai élevé » : Deux frères reconnus coupables de la tentative d'assassinat de leur parente, une influenceuse
La juge Ilanit Imber a rejeté l'alibi des accusés. La victime a été réhabilitée après une blessure grave et a repris sa vie. Le silence des accusés lors de l'enquête a renforcé les preuves contre eux.
Le tribunal de district de Haïfa a reconnu Hassan et Said Dabah coupables de tentative de meurtre. Les deux frères, âgés de 29 et 22 ans, ont été condamnés pour avoir tiré à bout portant sur leur parente, une influenceuse sur les réseaux sociaux. La juge Ilanit Imber a déterminé que l'accusation avait prouvé les faits au-delà de tout doute raisonnable, reconnaissant les deux hommes coupables de lésions corporelles graves, d'infractions liées aux armes et de menaces.
L'incident a eu lieu en mars 2024 à Deir al-Asad. Le mobile du crime était la colère des accusés face au mode de vie de la victime et à son activité sur les réseaux sociaux. La victime, qui passait la nuit dans la localité en raison d'une panne de voiture, a été prise en embuscade alors qu'elle se dirigeait vers son véhicule avec son ancien partenaire, Kassem.
Selon l'acte d'accusation, Said Dabah attendait sur une moto pendant que Hassan Dabah s'approchait de la fenêtre passager et ouvrait le feu sur le bas du corps de la victime. Lorsque Kassem a tenté d'intervenir, le tireur l'a menacé : « Éloigne-toi, je te le dis », avant de tirer plusieurs balles au sol et sur le véhicule, puis de prendre la fuite.
Au cours du procès, les frères Dabah ont nié les faits, affirmant qu'ils se trouvaient à Jérusalem. La défense a mis en avant le port de casques par les tireurs et l'absence de preuves médico-légales (ADN ou empreintes). Le tribunal a rejeté ces arguments, s'appuyant sur l'identification formelle de la victime et les données de géolocalisation des téléphones portables.
Un témoignage clé a été celui de l'oncle des accusés, qui les avait identifiés immédiatement après les faits :
« Comment pourrais-je ne pas le reconnaître ? Je l'ai élevé. Il a vécu à côté de chez moi pendant 20 ou 30 ans. »
Bien que l'oncle ait tenté de se rétracter à la barre, la juge a préféré son témoignage initial, notant que ce revirement était dû à la peur des accusés. La juge a souligné que le silence absolu des accusés durant l'instruction a renforcé l'infrastructure probatoire contre eux. Les plaidoiries concernant la peine sont prévues pour septembre.




