Comment le Hezbollah infiltre les villages du sud du Liban
Sur fond de discussions entre Israël et le Liban, le Hezbollah poursuit ses efforts de réarmement et d'implantation dans le sud du Liban. L'armée libanaise, censée être un facteur d'équilibre, peine à faire respecter l'ordre et à désarmer l'organisation.
Sur fond de poursuite des discussions entre Israël et le Liban, et malgré d'éventuelles ententes avec le gouvernement libanais, le Hezbollah ne ralentit pas ses activités sur le terrain. L'organisation terroriste poursuit ses efforts de réarmement et ses tentatives constantes de revenir et de s'implanter dans le sud du Liban. L'armée libanaise, censée agir comme un facteur d'équilibre, rencontre de nombreuses difficultés à faire appliquer l'ordre face à l'organisation, tant pour empêcher son retour vers le sud que pour sa capacité limitée à la désarmer.
La réalité sur le terrain est complexe : le Hezbollah contrôle toujours de larges pans de l'armée libanaise et piège les axes de circulation, l'armée ayant déjà comptabilisé deux incidents significatifs face à lui. De plus, les officiers et soldats libanais hésitent à fouiller les bâtiments de l'organisation, craignant qu'ils ne soient piégés à l'avance avec des charges explosives. Cette situation laisse le champ d'action du Hezbollah presque sans entrave réelle.
La documentation apportée par le centre « Alma » pour la recherche sur le front nord illustre comment le Hezbollah a repris ses activités via l'un de ses mécanismes civils de longue date : l'« Organisation islamique de santé ». Cette couverture humanitaire permet à l'organisation de poursuivre ses activités sous le radar. Ces données prouvent que le Hezbollah continue de recevoir des moyens de combat directement depuis l'Iran via divers points de passage.
L'un des itinéraires les plus stratégiques est le passage d'Al-Tanf, situé à la frontière entre l'Irak et la Syrie. Cette voie, utilisée pour le transfert de carburant, est exploitée par le Hezbollah pour faire passer des armes en contrebande sous le couvert de camions-citernes. L'armement est déchargé dans des zones de contrebande le long de la frontière, puis introduit sur le territoire libanais.
Il est important de souligner qu'il s'agit de l'itinéraire le plus court et le plus rapide entre l'Iran et le Liban. Cet axe est devenu critique pour l'organisation après le retrait des forces américaines de la région et est resté totalement ouvert. Via cette voie, des drones, des infrastructures de fibre optique et des ogives de RPG sont régulièrement transférés pour renforcer les capacités militaires du Hezbollah face à Israël.
En conclusion, les données opérationnelles et de renseignement montrent que les difficultés à empêcher le retour du Hezbollah dans le sud du Liban persistent et que les efforts de contrebande se poursuivent à plein régime. Malgré les discours politiques, la réalité du terrain confirme que la mission au Liban n'est pas encore terminée.
