« Comme une organisation criminelle » : des officiers supérieurs exigent le limogeage d'Aryeh Doron

Comme rapporté ce soir (jeudi) sur News 14, au moins dix officiers supérieurs de la police israélienne, dont plusieurs commissaires de l'état-major général, s'unissent pour exiger le limogeage du porte-parole de la police, le colonel Aryeh Doron, lors du prochain cycle de nominations.

Now14Auteur : Milan Amar
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« Comme une organisation criminelle » : des officiers supérieurs exigent le limogeage d'Aryeh Doron
Photo : Now14 / אריה דורון | חיים גולדברג, פלאש 90

Comme rapporté ce soir (jeudi) sur News 14, au moins dix officiers supérieurs de la police israélienne, dont plusieurs commissaires (Nitzavim) siégeant à l'état-major général, s'unissent pour exiger le limogeage du porte-parole de la police, le colonel Aryeh Doron, lors du prochain cycle de nominations.

Aryeh Doron | Haim Goldberg, Flash 90

Selon ces officiers, des appels virulents ont été transmis ces dernières semaines au commissaire général de la police et au ministre de la Sécurité nationale. Ils allèguent que Doron divulgue des informations et briefe des journalistes contre des membres de l'état-major supérieur, en utilisant des données personnelles sensibles les concernant, eux et leurs familles, notamment leur état de santé et leur situation familiale. Selon des sources proches du dossier, certains officiers estiment que ce comportement dépasse les normes éthiques attendues d'un haut responsable du service de presse et nécessite un examen immédiat de son maintien en poste.

Parallèlement, des consultations juridiques auraient eu lieu pour examiner la possibilité de déposer une plainte auprès du Département des enquêtes internes de la police (Mahash), afin de vérifier si des infractions ou des abus de pouvoir ont été commis. L'un des officiers supérieurs impliqués dans la démarche a qualifié la situation de « sans précédent » :

« Seul quelqu'un qui n'a pas grandi avec les valeurs de l'organisation et qui y est arrivé comme invité peut se comporter ainsi. Ce sont des pratiques d'une organisation criminelle, pas d'un organe d'application de la loi ».

Selon les sources, la demande de limogeage de Doron ne découle pas d'un différend personnel, mais bénéficie du soutien d'un nombre important d'officiers supérieurs, dont des commissaires de l'état-major général, qui estiment que la confiance entre le service de presse et le commandement supérieur est rompue. Bien qu'aucune décision n'ait été annoncée, la question devrait être soulevée lors des discussions sur le prochain cycle d'affectations au sein de la police israélienne.

Le bureau du commissaire général apporte un soutien total au colonel Doron. Ces briefings contre lui pourraient entraîner une nouvelle montée de tension entre le commissaire général et les commissaires de l'état-major, et il pourrait même envisager de limoger ceux qu'il soupçonne d'être à l'origine de cette fronde. Le bureau du commissaire général a déclaré : « Le commissaire général est occupé à commander la police et à lutter contre la criminalité et ne s'occupe pas de commérages ».

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