Combien coûte une course au supermarché ? Nous avons interrogé des enfants sur l'argent — et les réponses nous ont surpris

Août est le mois où les enfants entendent le plus souvent le mot « argent ». Encore une glace, une sortie ou un achat avant la rentrée. Mais que savent-ils vraiment des finances qui se cachent derrière ces choses ?

YnetAuteur : La rédaction (en collaboration avec la Banque Hapoalim)
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Combien coûte une course au supermarché ? Nous avons interrogé des enfants sur l'argent — et les réponses nous ont surpris
Photo : Ynet / ירון שרון

En collaboration avec la Banque Hapoalim, nous nous sommes rendus au complexe Hapoalim Junior City pour poser aux enfants des questions financières qui semblent simples aux adultes : combien gagnent vos parents par mois ? Combien coûte une course au supermarché ? Qui gère le mieux l'argent à la maison ? Quelle part du salaire faut-il épargner ?

Les réponses allaient du drôle au surprenant. Lorsqu'on leur a demandé le revenu mensuel de leurs parents, les estimations variaient de 100 à 20 000 shekels. Les prix au supermarché et les factures d'électricité sont restés un mystère : un enfant a estimé une grosse course à « 20 et quelques shekels », tandis qu'un autre a évoqué « 1 000 shekels avec des coupons et 2 000 sans ».

L'éducation financière à la maison

Les enfants sont constamment confrontés à l'argent et écoutent leurs parents. Le foyer est le lieu où commence l'éducation financière. Interrogés sur qui gère le mieux l'argent, Lorin Dan, 12 ans, a répondu : « C'est papa, parce qu'il épargne ». Arbel Bardugo, 8 ans et demi, a ajouté : « Il garde toujours beaucoup d'argent, alors que maman dépense pour moi et pour toute la famille ».

Sur les dépenses inutiles, Nico Friedman, 9 ans et demi, a admis avec le sourire : « Ils m'achètent plein de jouets ». À l'inverse, Ariel Cohen, 12 ans, a défendu ses parents : « Je pense qu'ils savent ce qu'ils doivent dépenser et ce qu'ils doivent acheter ».

Leçons d'épargne et de planification

En imaginant que leurs parents gagnent 20 000 shekels, les enfants ont proposé des réflexions matures. L'un a expliqué qu'il ne faut pas tout dépenser, car il faudra peut-être acheter une voiture ou une maison plus tard. Un autre a suggéré un budget familial : mettre une partie de côté, en dépenser une partie et en garder pour les imprévus.

L'éducation financière n'a pas besoin de manuels. Les enfants observent ce que nous mettons dans le chariot, entendent pourquoi nous renonçons à un achat et voient comment nous comparons les prix. Les vacances d'été sont l'occasion idéale d'en discuter : donnez-leur une somme pour une sortie ou impliquez-les dans la planification d'un séjour en famille.

« Réfléchir avant d'acheter »

Le meilleur conseil est venu des enfants eux-mêmes. Lorsqu'on leur a demandé quel conseil ils donneraient à leurs parents, la réponse a été simple : « Réfléchir avant d'acheter quelque chose ». Rachel Tomchinsky, 13 ans, a résumé : « Tout ce que je veux n'est pas forcément ce dont j'ai besoin. Ils devraient réfléchir avant d'acheter ».

Les enfants n'ont pas besoin de calculer des intérêts pour développer de bonnes habitudes. Il est essentiel de leur apprendre la différence entre « vouloir » et « avoir besoin », de ne pas tout dépenser et de penser à demain. Et surtout, n'ayez pas peur d'aborder le sujet de l'argent en famille.

En collaboration avec la Banque Hapoalim.

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