Une étude de longue durée associe café et thé à un risque réduit de démence
Une vaste étude publiée dans le JAMA portant sur plus de 130 000 personnes associe une consommation modérée de café et de thé caféinés à un risque réduit de démence sur plusieurs décennies.

Une vaste étude au long cours publiée dans la revue JAMA associe une consommation modérée de café et de thé caféinés à un risque réduit de démence. Les chercheurs ont suivi plus de 130 000 professionnels de la santé sur une période pouvant atteindre 43 ans, révélant une incidence plus faible de déclin cognitif.
L'étude, dirigée par Yu Zhang, doctorant à l'Université Harvard, s'est appuyée sur les données de deux grandes cohortes américaines. Les participants ont rempli des questionnaires diététiques tous les deux à quatre ans, permettant d'évaluer la consommation cumulée moyenne. Au cours du suivi, 11 033 cas de démence ont été répertoriés.
Résultats et profils de consommation
Les participants consommant les plus grandes quantités de café caféinés ont présenté un risque de démence inférieur de 18 % par rapport au groupe à faible consommation. Les buveurs de thé affichent quant à eux une baisse de risque de 14 %, tandis que le café décaféiné ne montre aucun lien similaire. Le bénéfice le plus marqué a été observé pour deux à trois tasses de café ou une à deux tasses de thé par jour.
Bien que ces résultats soient encourageants, les experts appellent à la prudence. Simon White, de l'Université de Cambridge, a souligné que la définition d'une consommation élevée variait selon les groupes, rendant difficile l'établissement d'une dose universelle. De plus, s'agissant d'une étude observationnelle, un lien de cause à effet direct ne peut être formellement établi.
Limites méthodologiques et perspectives
Les auteurs rappellent que ces boissons ne constituent pas une protection infaillible. Des facteurs confondants, tels que l'hygiène de vie globale et l'état de santé, influencent la santé cérébrale. Kevin McConway, statisticien, note que certains participants ont pu opter pour le décaféiné en raison de troubles du sommeil ou d'hypertension.
En définitive, ces travaux renforcent l'idée qu'une consommation modérée s'inscrit dans le cadre d'un mode de vie sain, sans pour autant remplacer l'activité physique, une alimentation équilibrée et un suivi médical adapté.





