La Cour suprême statue contre Clalit sur la confidentialité des données médicales

La Cour suprême israélienne a statué que Clalit a compromis la confidentialité des patients en utilisant uniquement les numéros d'identité pour la vérification téléphonique.

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La Cour suprême statue contre Clalit sur la confidentialité des données médicales
Photo : ICE / פסק דין נגד הכללית (צילום אינסטגרם omeradam, shutterstock, פלאש 90/ מרים אלסטר)

La Cour suprême israélienne a rendu une décision dans le cadre d'un recours collectif intenté contre les services de santé Clalit, mettant en lumière de graves failles de confidentialité au sein du centre d'appels téléphoniques de la caisse de maladie.

Failles de sécurité et identification

L'affaire, portée par Nona Day contre Clalit — qui dessert environ 5,5 millions de membres —, tournait autour de la facilité d'accéder à des informations personnelles et médicales en entrant simplement un numéro de carte d'identité. Lors des audiences, le juge de la Cour suprême Ofer Grosskopf a souligné les risques en illustrant la simplicité avec laquelle il était possible d'obtenir les détails de rendez-vous médicaux futurs, l'identité des médecins et les adresses des cliniques.

Clalit avait initialement soutenu que les informations communiquées étaient d'ordre technique et non sensible, insistant sur l'importance de maintenir des services téléphoniques accessibles pour les populations âgées. Cependant, face aux observations du tribunal en février 2026, la caisse a introduit des solutions technologiques.

Mises à niveau technologiques et décision finale

Selon le nouveau mécanisme, les services automatisés par téléphone sont désormais réservés aux membres appelant depuis un téléphone mobile enregistré à leur nom et associé à leur numéro d'identité. En cas de non-correspondance, aucune information n'est divulguée.

Bien que les modifications techniques aient satisfait la requérante, un désaccord persistait concernant les frais de justice. La Cour suprême a annulé le jugement du tribunal de district du Centre qui avait rejeté la demande et condamné la plaignante aux dépens.

La Cour suprême a jugé que le recours était fondé, soulignant qu'il avait apporté un réel avantage public en révélant une faille de confidentialité.

Dans sa décision finale rendue le 24 juin 2026 par les juges Yael Wilner, Ofer Grosskopf et Ruth Ronnen, la Cour suprême a ordonnat à Clalit de verser 25 000 shekels d'indemnisation à la requérante, ainsi que 100 000 shekels d'honoraires d'avocat.

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