Changement de moteur : la fête des taux d'intérêt touche à sa fin, mais les banques parviennent encore à réaliser des bénéfices

Le secteur bancaire israélien fait face à un nouvel environnement macroéconomique marqué par la baisse des taux d'intérêt et la modération de l'inflation, rendant la génération de profits plus complexe, malgré des résultats financiers toujours solides.

CalcalistAuteur : Shaked Green Arava
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Changement de moteur : la fête des taux d'intérêt touche à sa fin, mais les banques parviennent encore à réaliser des bénéfices
Photo : Calcalist / צילום: אביב גוטליב

Comme pour la météo, il en va de même pour les données macroéconomiques : il est difficile de mettre le doigt sur le moment exact où les conditions changent, jusqu'à ce que le moment arrive où il est clair que nous sommes déjà dans une nouvelle saison. La semaine dernière, il n'y avait plus de place pour le doute : le printemps bancaire est terminé, ou en d'autres termes, les banques se trouvent dans un nouvel environnement où la baisse des taux d'intérêt et la modération de l'inflation rendent beaucoup plus difficile de gagner de l'argent avec de l'argent. Mais elles y parviennent encore.

Quatre des cinq grandes banques — Leumi, Hapoalim, Discount et First International — ont publié leurs rapports financiers du deuxième trimestre la semaine dernière, et demain Mizrahi-Tefahot clôturera la saison des rapports bancaires. Bien que deux banques — Hapoalim et First International — aient enregistré une baisse du bénéfice net, en neutralisant l'impôt spécial imposé par l'État sur le système bancaire à hauteur de 3 milliards de shekels en 2026, elles affichent une amélioration, même modérée, de la ligne de profit. La principale exception est la Banque Leumi, qui a présenté un bénéfice record pour une banque en Israël de 2,83 milliards de shekels. De plus, à l'exception de Leumi et Discount, le rendement des capitaux propres des banques s'est érodé, mais il s'agit toujours d'un rendement élevé à deux chiffres de 15 % à 16 %, dont les banques ne pouvaient que rêver il y a dix ans.

En examinant les résultats des banques dans leur ensemble, voici trois points saillants :

  1. Les banques ont appuyé sur la pédale d'accélérateur des portefeuilles de crédit au dernier trimestre. Les banques ont continué à accorder des crédits à un rythme accéléré. Leumi se distingue au-dessus de tous, son portefeuille de crédit — le plus important du système — ayant augmenté de 9 % depuis le début de l'année, atteignant ainsi l'objectif annuel fixé par la banque pour 2026. Par rapport au trimestre correspondant, le portefeuille de Leumi a augmenté de 15,8 %, celui de Hapoalim de 14,3 %, celui de Discount de 9,8 % et celui de First International de 20,1 %. Ce qui est impressionnant, c'est la capacité à croître à un tel rythme tout en maintenant des indicateurs de qualité du crédit. Le ratio des créances douteuses (NPL) est resté faible : 0,40 % chez First International, 0,45 % chez Leumi, 0,50 % chez Hapoalim et 0,53 % chez Discount.

  2. L'accélération du crédit n'a suffi qu'à empêcher une baisse des revenus d'intérêts. La croissance des portefeuilles de crédit des banques a illustré l'expression « plein gaz au point mort ». Dans le cas de Leumi et Hapoalim, une croissance de 14 % à 16 % du portefeuille s'est traduite par une augmentation négligeable de 0,6 % à 0,7 % des revenus d'intérêts. Pour Discount et First International, la croissance du portefeuille n'a pas suffi et les revenus d'intérêts ont diminué respectivement de 4,3 % et 7,6 %. Cela illustre le fait que les banques, qui ont présenté année après année des bénéfices records grâce à la hausse de l'inflation et à la hausse consécutive des taux d'intérêt, sont confrontées à un nouvel environnement macroéconomique où le taux d'intérêt est passé de 4,5 % au trimestre correspondant à 3,5 % en juillet.

  3. La réponse des banques : commissions, branches d'investissement et efficacité du personnel. La compensation est venue de trois moteurs principaux : premièrement, l'expansion des revenus non liés aux intérêts et des branches d'investissement. La Banque Leumi a enregistré un bond de 39,4 % de ces revenus à un niveau d'environ 2 milliards de shekels par trimestre. Deuxièmement, l'augmentation des revenus de commissions. Les revenus de commissions chez Discount ont augmenté de 7,8 % (à 567 millions de shekels), chez First International ils ont bondi de 9 % (à 473 millions de shekels), et chez Leumi une augmentation de 2,8 % a été enregistrée (à 1,04 milliard de shekels). Le troisième moteur est l'efficacité opérationnelle. Les banques continuent de mettre en œuvre des plans de départ volontaire, ce qui leur permet d'optimiser les dépenses salariales et de maintenir une rentabilité élevée.

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