Carrefour s'apprête à abandonner le panier à prix réduit du ministère de l'Économie

La directrice générale de Carrefour Israël, Inbal Harson, devrait refuser de prolonger le programme étatique de rabais. Les baisses de prix de 30 % ont entraîné une chute de 7,6 % des ventes comparables au deuxième trimestre.

CalcalistAuteur : Nurit Kadosh
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Carrefour s'apprête à abandonner le panier à prix réduit du ministère de l'Économie
Photo : Calcalist / צילומים: דנה קופל, מתוך אתר החברה

Après cinq mois d'application d'un panier de produits à prix réduits dans un tiers de ses magasins, la nouvelle directrice générale de Carrefour Israël, Inbal Harson, ne devrait pas reconduire l'accord avec le ministère de l'Économie.

Cette option prévoyait le maintien d'une remise de 30 % sur 100 produits de grande consommation pour six mois supplémentaires, en échange d'une campagne publicitaire publique d'une valeur de 25 millions de shekels. L'engagement actuel de l'enseigne prend fin à la mi-octobre.

Des résultats financiers trimestriels décevants

La décision attendue de la direction découle des mauvais résultats financiers enregistrés par Carrefour au deuxième trimestre. Les ventes à magasins comparables ont chuté de 7,6 % sur un ans, pesant lourdement sur la marge brute de l'entreprise.

Bien que le calendrier de la fête de Pessah ait joué un rôle, les chaînes concurrentes ont mieux résisté : Yohananof et Rami Levy n'ont enregistré que de légères baisses de ventes de 1,6 % et 2,4 % respectivement. Ce décalage démontre que la baisse drastique des prix imposée par le panier étatique a directement cannibalisé le chiffre d'affaires global de Carrefour.

L'impact s'avère décevant pour le distributeur, qui tablait initialement sur une hausse de ses ventes de 214 millions de shekels d'ici 2026 grâce à cette campagne. La direction espérait que l'effet volume compenserait la baisse des marges unitaires, ce qui ne s'est pas produit.

Le revers politique du ministre de l'Économie

Ce dénouement marque également l'échec de l'initiative phare du ministre de l'Économie, Nir Barkat. Face à l'inflation alimentaire, le ministre avait lancé ce projet inédit de 50 millions de shekels de fonds publics pour subventionner la communication d'un acteur privé.

Carrefour avait été le seul distributeur à postuler. Le programme a toutefois souffert de nombreuses failles structurelles, notamment la sélection de produits issus de grands monopoles (confiseries, bières) et la limitation des promotions à seulement un tiers du réseau de l'enseigne.

Les défis commerciaux pour Carrefour

La fin du programme expose Inbal Harson à un défi de taille. Le retour des 100 produits à leur tarif normal se traduira par une hausse de prix brutale pour les clients, risquant de provoquer un report vers la concurrence, notamment vers l'enseigne Shufersal, très implantée dans les centres-villes.

Contactée, la direction de Carrefour a déclaré :

« Nous finalisons nos analyses et prendrons une décision très prochainement. »

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