Bon pour l'économie : les exportations de défense en passe de devenir une source de financement centrale
L'accord avec la Grèce pourrait être la première étape d'un plan visant à augmenter les exportations de défense israéliennes. Revenus des entreprises, afflux de devises étrangères et réduction de la charge sur le budget de l'État sont trois raisons d'être optimiste.

L'accord d'exportation de défense avec la Grèce d'un montant de 10 milliards de shekels est une bonne nouvelle pour l'économie israélienne, selon trois paramètres.
La première partie est l'accord lui-même, qui générera des revenus pour les entreprises de défense, apportant ainsi des impôts dans les caisses de l'État. La deuxième partie concerne le taux de change du shekel : l'accord entraînera un afflux de devises étrangères en Israël, ce qui contribuera aux réserves de change et au renforcement du shekel. Rappelons la déclaration du regretté gouverneur de la Banque d'Israël, Stanley Fischer, qui avait l'habitude de dire qu'une monnaie forte signifie une économie forte.
La partie complexe
La troisième partie de la question est beaucoup plus complexe, car elle concerne le budget de la défense d'Israël, un budget qui bat des records et commence à peser sur l'économie israélienne et sur la capacité à transférer des fonds aux ministères civils.
En principe, le budget de la défense a grimpé à 183 milliards de shekels (25 milliards de shekels n'ont pas encore été approuvés). Au-delà du budget courant, il existe également le budget de renforcement des capacités qui s'élèvera à 350 milliards de shekels, répartis sur une décennie, comme l'a décidé le Premier ministre Benyamin Nétanyahou.
La grande question qui découle de la décision de Nétanyahou (une décision qui sera contestée par le prochain gouvernement, quel qu'il soit) est de savoir quelle est la source budgétaire de cet argent, car un ajout de 35 milliards de shekels pour le renforcement des capacités, en plus du budget de la défense courant, est déjà trop pour l'économie israélienne.
L'appareil de défense a présenté sa propre solution pour les sources de financement du budget de renforcement des capacités, et le programme prévoit que les exportations de défense rapporteront 50 milliards de shekels à l'État. Ce budget sera dirigé vers le renforcement des capacités, de sorte que le budget se trouve une source « interne », qui n'est pas le budget courant de l'État, composé de la collecte d'impôts et des prêts que l'État contracte.
Le chemin vers 50 milliards
La question qui a surgi du programme présenté par l'appareil de défense est la suivante : comment les exportations de défense peuvent-elles croître de 50 milliards de shekels nets supplémentaires en une décennie ? L'accord avec le gouvernement grec donne la réponse : un accord avec un pays génère un revenu de 10 milliards de shekels, et à partir de là, on peut avancer.
Les pays européens ont décidé d'augmenter leurs investissements dans leur budget de défense à une moyenne de 1,5 % du PIB, ce qui signifie qu'au cours de la prochaine décennie, le volume des investissements des pays amis dans les achats de défense auprès d'Israël augmentera. L'accord avec le gouvernement grec montre la voie par laquelle les industries de défense pourront respecter le programme de l'appareil de défense : apporter une partie de l'argent grâce aux exportations de défense.

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