La sombre réalité de The Biggest Loser : la science expose les dégâts

Une étude scientifique approfondie révèle le lourd tribut métabolique et physique payé par les candidats de l'émission The Biggest Loser, démontrant un ralentissement permanent.

Israel HayomAuteur : שגיב יהב
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La sombre réalité de The Biggest Loser : la science expose les dégâts
Photo : Israel Hayom / "לרדת בגדול" | צילום: צילום מסך

Pendant plus d'une décennie, l'émission de téléréalité The Biggest Loser a captivé des millions de téléspectateurs à travers le monde et en Israël, présentant des parcours de perte de poids spectaculaires présentés à l'écran comme des réussites inspirantes. Des candidats en situation d'obésité sévère ont perdu des dizaines de kilos devant les caméras, sous les applaudissements du public et de la production.

Pourtant, derrière la promesse télévisuelle d'une transition vers un mode de vie sain se cachait une réalité physiologiques complexe qui a fait l'objet d'une première étude scientifique de ce type. Des chercheurs des National Institutes of Health (NIH) aux États-Unis ont décidé d'examiner en profondeur les participants de la huitième saison de la version américaine, diffusée sur le réseau NBC.

Découvertes scientifiques sur le ralentissement métabolique

L'étude clinique approfondie, dont les résultats ont été publiés dans la revue scientifique Obesity en 2016, a suivi pendant six années consécutives 14 des 16 candidats de cette saison. Parallèlement, une enquête de grande envergure menée par le New York Times a révélé au grand public les conclusions médicales troublantes issues de ce suivi scientifique prolongé.

Des tests de laboratoire précis menés par les NIH ont mis en évidence un phénomène physiologique sévère défini comme une adaptation métabolique persistante. Dans l'article scientifique, les chercheurs ont explicitement affirmé que l'adaptation métabolique persiste de nombreuses années en réponse aux efforts continus de l'individu pour réduire son poids corporel — un ralentissement qui ne s'est pas rétabli.

C'est effrayant et stupéfiant, j'en suis simplement resté abasourdi.

Au terme des six années de suivi, il a été constaté que le taux métabolique de base des candidats restait inférieur d'environ 500 calories par jour par rapport à des personnes dotées d'une structure corporelle identique. Le chercheur principal, le Dr Kevin Hall, a exprimé son étonnement face à ces résultats lors d'un entretien avec le New York Times.

Le prix fort des entraînements extrêmes

Les conséquences du ralentissement métabolique se sont manifestées directement sur la balance : sur les 14 sujets, 13 ont repris la majeure partie des kilos perdus pendant la diffusion de l'émission. Pire encore, quatre d'entre eux pesaient plus lourd à la fin de la période de suivi que leur poids initial avant le début des tournages aux États-Unis.

Parallèlement aux dommages métaboliques, diverses enquêtes ont mis en lumière la routine physique destructrice menée loin des caméras pendant les tournages. Des candidats ont témoigné d'un régime comprenant de six à huit heures d'entraînement par jour, associé à des mesures extrêmes de déshydratation volontaire, d'exercices dans des sacs poubelle et de séjours prolongés dans des saunas.

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