Un tribunal israélien condamne des dentistes à 130 000 NIS pour faute médicale
Le tribunal de Bat Yam a condamné deux dentistes à verser 130 000 NIS à une patiente après la perte d'implants et l'extraction injustifiée de deux dents lors d'une réhabilitation dentaire.

Le tribunal de première instance de Bat Yam a récemment condamné le propriétaire d'une clinique dentaire et un dentiste traitant à verser environ 130 000 NIS de dommages-intérêts à une patiente de 58 ans. La juge Edith Kleiman-Bellec a statué que deux dents de la plaignante avaient été extraites sans justification médicale suffisante et qu'elle nécessitait des soins correctifs majeurs, notamment le remplacement complet d'un pont en porcelaine.
Extractions injustifiées et défauts de pose
La plaignante avait subi une réhabilitation complexe de la mâchoire inférieure il y a environ dix ans. Elle avait intenté une action en justice contre le propriétaire de la clinique et le praticien ayant posé les implants, réclamant initialement 400 000 NIS. Elle affirmait s'être présentée à la clinique pour une simple fracture de couronne, avant d'être orientée à tort vers l'extraction de neuf dents saines sous l'effet de l'anxiété et de l'anesthésie locale.
L'expert médical nommé par le tribunal a décelé des défauts majeurs dans l'ajustement du pont en porcelaine, provoquant un inconfort chronique et une accumulation de plaque bactérienne. L'expert a évalué le coût des soins correctifs à 71 000 NIS, dont 49 000 NIS pour le seul remplacement du pont. Il a également confirmé l'extraction injustifiée de deux dents et une densité excessive dans la pose des implants, entraînant leur perte.
Décision du tribunal et répartition des torts
La défense a soutenu avoir respecté les normes médicales et a attribué la perte des implants à une mauvaise hygiène bucco-dentaire de la patiente. Les dentistes ont également affirmé que le pont ayant tenu neuf ans, il était de toute façon arrivé au terme de sa vie utile. La juge Kleiman-Bellec a rejeté cet argument, rappelant que même l'expert de la défense estimait la durée de vie minimale de ces structures à dix ans.
La juge a toutefois souligné que la patiente avait exagéré l'étendue de la négligence et minimisé l'état de délabrement initial de sa dentition. Les audiences ont prouvé qu'elle avait reçu des explications détaillées pendant plus d'une heure avant de donner son consentement éclairé.
Au total, le tribunal a condamné les deux praticiens à verser solidairement 106 000 NIS pour les soins correctifs, les frais de déplacement et le préjudice moral. Avec les honoraires d'avocat et la TVA, la somme globale s'élève à environ 131 000 NIS. Le propriétaire de la clinique devra assumer 70 % de cette somme, et le dentiste ayant posé les implants les 30 % restants.





