La Banque d'Israël autorise le dépôt de chèques différés sur mobile
La Banque d'Israël autorisera le dépôt de chèques postdatés via les applications mobiles dès septembre 2026. Ce service, limité à 100 000 NIS par chèque, vise à simplifier les démarches et réduire les frais.

La Banque d'Israël a annoncé lundi qu'à compter du 2 septembre 2026, le dépôt de chèques postdatés (à encaissement différé) sera possible directement via les applications mobiles des banques commerciales. Cette mesure, destinée à réduire l'affluence dans les succursales et à moderniser les systèmes de paiement, sera déployée progressivement dans les semaines à venir pour atteindre une couverture complète en octobre 2026.
Jusqu'à présent, les applications bancaires ne permettaient de scanner et de déposer que des chèques pour encaissement immédiat, tandis que les chèques postdatés nécessitaient un dépôt physique aux guichets ou dans les agences.
Conditions et plafonds de l'offre
Ce nouveau service sera proposé par la majorité des banques du pays, notamment la Bank Hapoalim, la Bank Leumi, Discount et Mercantile, Mizrahi-Tefahot, le groupe First International, la Bank Yahav, la banque numérique One Zero ainsi que la Banque Postale.
Pour cette première phase, des limites opérationnelles ont été fixées :
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Le montant maximal est plafonné à 100 000 NIS par chèque.
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La période d'échéance maximale est de 13 mois à compter du jour du dépôt.
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Le service est réservé exclusivement aux chèques barrés portant la mention « non endossable » (« l'mutav bilvad »).
Révolution dans la conservation du papier
La principale innovation réside dans la conservation du document physique. Contrairement au service de garde traditionnel, où la banque conserve le chèque papier dans un coffre-fort jusqu'à sa date d'échéance, le chèque reste ici entre les mains du client.
La photo du chèque est enregistrée dans les systèmes de la banque et sera automatiquement présentée à l'encaissement à la date indiquée. Les données de la bande magnétique et la date d'échéance sont transmises entre les institutions financières pour assurer la compensation et éviter les doubles dépôts. Ce processus devrait réduire les coûts opérationnels des banques et faire baisser les frais de transaction pour les clients par rapport à un dépôt au guichet.
Bien que l'argent liquide et les cartes de paiement représentent la majorité des transactions immédiates, le marché des chèques reste un canal économique majeur. En 2025, le volume des transactions par chèque s'est élevé à environ 640 milliards de NIS, soit près de 5 % de l'ensemble des flux financiers du pays.

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