Un tribunal reconnaît le traumatisme d'Ashkelon comme accident du travail
Un tribunal du travail statue que le TSPT et les troubles auditifs d'un employé d'hôpital touché par une roquette à Ashkelon après le 7 octobre constituent un accident du travail.

Le tribunal régional du travail de Beer-Sheva a statué que les traumatismes psychologiques et auditifs subis par un employé du Centre médical Barzilai lors d'une attaque de roquettes à Ashkelon, quelques jours après les événements du 7 octobre, doivent être reconnus comme des accidents du travail.
L'incident s'est produit le 11 octobre 2023 vers 13h30, alors que l'employé se dirigeait vers sa voiture pour rejoindre son service de l'après-midi. Apercevant des interceptions de roquettes dans le ciel sans qu'aucune sirène n'ait retenti, il a couru vers son domicile pour gagner une pièce sécurisée, a trébuché sur une marche à l'entrée et s'est blessé à la cheville droite avant d'atteindre l'abri.
Extension de la reconnaissance professionnelle
Avant même qu'il ne puisse fermer la porte de l'abri, une roquette a frappé à proximité immédiate de sa maison. Par la suite, le travailleur a développé un trouble de stress post-traumatique (TSPT), une perte auditive ainsi que des acouphènes. Si l'Institut national de l'assurance (Bituach Leumi) avait initialement reconnu la blessure à la cheville comme un accident du travail, il avait classé les atteintes psychologiques et auditives dans la catégorie des actes hostiles.
« Le retour au domicile n'a pas été motivé par des besoins personnels, mais a constitué une action immédiate dictée par l'attaque de roquettes pour atteindre l'espace protégé le plus proche. »
L'organisme social soutenait qu'il convenait de dissocier la chute survenue à l'extérieur lors du trajet professionnel des préjudices subis après l'entrée dans l'abri. Néanmoins, la juge Abigail Borovitch a rejeté cette position, soulignant que le salarié ne maîtrisait pas le barrage de roquettes et que ce repli constituait une mesure d'urgence non préméditée.
Une chaîne d'événements continue
Le tribunal a établi que ce retour en urgence ne rompait pas le trajet professionnel, rappelant que se déplacer à Ashkelon peu après le 7 octobre comportait des risques majeurs. En conclusion, la juridiction a jugé qu'il s'agissait d'une seule et même attaque continue, ordonnant la reconnaissance des trois préjudices – à la cheville, psychologique et auditif – comme accidents du travail. L'Institut national de l'assurance a en outre été condamné à verser 5 000 shekels de frais de justice.

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