Le parquet fait appel de la peine clémente d'un habitant d'Ashkelon pour agression

Le parquet a fait appel devant le tribunal de Beer-Sheva pour réclamer de la prison ferme contre Moshe Sandrousi, 60 ans, condamné à de simples travaux d'intérêt général pour agression sexuelle sur une mineure.

Israel HayomAuteur : Hodeya Bushari
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Le parquet fait appel de la peine clémente d'un habitant d'Ashkelon pour agression
Photo : Israel Hayom / פגיעה מינית (אילוסטרציה) | צילום: GettyImages

Le parquet de l'État a déposé un recours auprès du tribunal de district de Beer-Sheva contre la clémence de la peine prononcée à l'encontre de Moshe Sandrousi, âgé d'environ 60 ans, résidant à Ashkelon. Ce dernier a été reconnu coupable d'atteinte sexuelle sur une mineure de 13 ans et demi et condamné à neuf mois de travaux d'intérêt général. Le parquet réclame désormais une peine de prison ferme.

Sandrousi a avoué et a été condamné dans le cadre d'un accord de plaider-coupable pour délit d'acte indécent sur une mineure de moins de 14 ans. Selon l'acte d'accusation, il a profité de sa connaissance avec la jeune fille, qui était une amie de ses filles. Lorsqu'elle s'est rendue à son domicile, il a commis des attouchements sur le balcon, l'enlaçant, touchant son corps et l'embrassant sur la bouche et le cou. Il a cessé ses agissements uniquement lorsque les sœurs de la victime l'ont appelée.

Réaction de la famille et décision initiale

Lors des réquisitions devant le tribunal de première instance d'Ashkelon, le parquet avait requis de la prison ferme. La mère de la victime s'est exprimée devant le tribunal :

« Les enfants sont des êtres doux et fragiles, ils ont besoin de se sentir en sécurité. Il faut prononcer une peine exemplaire pour que personne dans son entourage ne reproduise un tel acte. »

Le tribunal de première instance a toutefois pris en compte la situation personnelle de Sandrousi et ses regrets, le condamnant à neuf mois de travaux d'intérêt général et à une peine avec sursis.

Les arguments de l'appel

Dans son appel, le parquet du district Sud soutient que la peine n'est pas proportionnelle à la gravité des faits et doit être considérablement alourdie. Selon l'accusation, Sandrousi a trahi une confiance élémentaire, a abusé de la différence d'âge et de la naïveté de la mineure, portant atteinte à son intégrité physique, sa dignité et sa santé.

Le mémoire d'appel souligne :

« Il ne fait aucun doute que la nécessité de protéger l'intégrité physique et psychologique des mineurs contre les infractions sexuelles exige un message pénal clair, adapté et sévère. »

Me Mazal Menashe Kassahun, représentante du parquet du district Sud, a ajouté que cette peine clémente envoyait un signal désastreux aux victimes :

« Elles trouvent le courage de porter plainte, leur vie est bouleversée du jour au lendemain, et après toutes les épreuves qu'elles traversent durant la procédure pénale, elles voient le criminel échapper à la peine qu'il mérite. »

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